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Aujourd’hui on entend parler de techniques alternatives à la
lipoaspiration pour traiter les problèmes de silhouette.
Lipoclasie, liporéduction, lipotomie, lipoadipectomie,
hydrolipotomie hypo-osmolaire, lipotrypsie, lipodissolution, etc…
de quoi s’y perdre. De quoi s’agit t’il en fait?
Le principe est le même dans tous les cas : détruire une partie
des cellules constituant le tissu graisseux dans une zone
définie.
Cette destruction (ou « lyse ») de graisse ou de cellulite,
entraînera une réduction de volume à l’endroit traité.
Ainsi, on n’aspire pas la graisse ici comme en lipoaspiration,
mais on la détruit.
Pourquoi le
volume diminue ?
La diminution de volume est due à la nouvelle
répartition de la graisse. Pour comprendre, il faut savoir que
votre graisse est faite de minuscules cellules remplies de corps
gras (triglycérides). On peut les comparer à des poches
plastiques remplies d’huile. Les techniques de lipolyses ont
pour but de rompre cette poche (la membrane des cellules),
libérant l’huile qui va diffuser hors de la zone.
Le volume de la zone traitée diminue par réduction du nombre de
cellules graisseuses locales.


Où va la graisse ?
Les mécanismes enclenchés par ces lyses graisseuses provoquées sont
encore peu étudiés, mais on peut penser que l’huile ainsi
libérée va dans la circulation générale pour être soit éliminée
par combustion de calories, ou par voie métabolique (foie,
reins) soit restockée dans d’autres cellules graisseuses
(adipocytes) du corps.
Comment détruit on la graisse ?
C’est là que les techniques employées peuvent varier. Les
premières méthodes proposées il y a plus d’une dizaine d’année
utilisaient des canules pour « traumatiser » les zones de
cellulite par mouvement de va et vient successifs, et une sorte
d’attendrissement de la graisse.
Plus récemment, une technique de destruction des cellules par
infiltration d’un liquide qui va les faire gonfler puis éclater,
a été décrite et étudiée par des médecins. Il y a été adjoint
notamment l’utilisation d’ultrasons pour favoriser la rupture
des membranes cellulaires.
Ensuite sont apparues des variantes, avec en particulier
l’emploi de la lécithine de soja qui possède également un
pouvoir destructeur sur les membranes cellulaires, mais aussi
associations de palper-rouler mécanique, drainages, ondes
électromagnétiques, etc.
En pratique,
comment cela se déroule ?
La technique la plus « standard» aujourd’hui est
l’infiltration de la zone à traiter par un « sérum hypotonique
», suivie d’application d’ultrasons. L’injection du sérum se
fait progressivement dans la cellulite localisée en 15 à 20
minutes. Ensuite, pendant le temps d’action du liquide, un
passage de sonde ultrasonique se fait sur la peau, en regard de
la zone, pour activer la lyse graisseuse de façon totalement indolore.
Une contention élastique (panty) est préférable pendant les
jours qui suivent chaque séance.
Le nombre de séances nécessaires pour obtenir une réduction
suffisante de l’épaisseur de cellulite varie entre 2 et 4 en
moyenne, pour des résultats pouvant être équivalents à une
lipoaspiration. La technique s’adresse à des amas graisseux
localisés et modérés, et ne remplace pas un régime pour les
problèmes de poids.
Qu’est-ce qui
marche vraiment aujourd’hui ?
Tout comme la lipoaspiration, les techniques de lyse
graisseuse ne
font pas « maigrir » et ne traitent pas les problèmes de
surpoids. Elles s’adressent aux défauts de silhouette dus à des
excès de cellulite localisée (culotte de cheval, genoux, ventre,
hanches, etc…). Il n’y a pas de méthode miracle. Les
associations de techniques adaptées à chaque cas semblent être
les plus efficaces.
C’est le médecin qui, selon son expérience, ses connaissances et
l’estimation de votre cas, évalue le type de sérum hypotonique à employer,
et l’utilisation de techniques associées comme la lyse
mécanique (micro-canule sans aspiration, palper-rouler) ou
chimique (emploi de médicaments locaux), ou autres.
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