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Avec la demande croissante de soins anti-cellulite, les
fabricants et les médecins cherchent constamment de nouvelles
techniques, et ils en trouvent.
Quelques
définitions pour bien comprendre :
-
adipocytes : les cellules de base du tissu graisseux. Ils
stockent la graisse de notre corps lorsque l’on grossit et se
vident lorsque l’on maigrit.
-
lipolyse : fonction de libération (vidange) de la graisse
contenue dans nos adipocytes qui restent intacts pour stocker
plus tard de la graisse si besoin.
-
destruction adipocytaire : destruction définitive d’adipocytes.
La graisse contenue est libérée mais la cellule détruite ne peut
plus jamais fonctionner, ni stocker de la graisse.
Avant tout, rappelons que ces soins ne traitent pas les
problèmes de poids, mais servent à affiner la silhouette sur des
zones précises où la cellulite se localise. Il cherchent aussi à
améliorer l’aspect de « peau d’orange » de ces zones.
Voici un point sur les méthodes proposées en cette fin d’année
2005.

1. Les injections locales anti-cellulite
Il faut distinguer principalement trois méthodes :
-
la mésothérapie :
grand classique qui injecte de minuscules gouttelettes de
mélange médicamenteux dans la peau en regard des zones de
cellulite. Ce mélange est destiné à améliorer la circulation
locale, favoriser la vidange des cellules graisseuses et activer
la circulation lymphatique (désinfiltrer).
-
Les infiltrations de
liquide hypotonique : ici les injections se font plus
profondément (dans la graisse) et les quantités employées sont
beaucoup plus importantes. L’effet recherché est une destruction
des adipocytes (cellules graisseuses) par gonflement de ces
cellules avec le liquide injecté jusqu’à rupture de leur paroi
par éclatement.
Cette théorie se vérifie en pratique avec de grandes quantités
de produit injectées suivies d’applications d’ultrasons, et de
suites d’intervention non négligeables (hématomes, inflammation
locale, voire sensations douloureuses). Mais il n’en va pas
forcément de même pour toutes les techniques proposées, où le
meilleur peut côtoyer le pire.
Prudence donc, il vaut mieux se fier à un médecin sérieux, et
bien se renseigner.
-
Les injections de
lécitine de soja (phosphatidylcholine) :
ce produit a la propriété d’activer la lipolyse dans les zones
injectées. De plus, il pourrait entraîner une destruction des
adipocytes. Les séances d’injection de produit directement dans
les zones de cellulite sont répétées jusqu’à une dizaine de
fois. Les suites ne sont pas anodines : rougeurs, gonflements,
inflammations locales dans les jours qui suivent.
Il s’agit toutefois d’un produit qui n’a pas d’autorisation
sanitaire en France.
2. Les ultrasons
Ce sont des ondes sonores de fréquence très aigue,
imperceptibles par nos oreilles. Ils servent, depuis plus de 15
ans, pour détruire certains calculs dans les reins à travers la
peau et les muscles du corps (avec de très fortes énergies).
Les ultrasons sont administrés par des sondes posées sur la peau
en regard des zones à traiter.
Il y a deux types de machines proposées :
-
celles destinées à activer la lipolyse
(vidange des cellules graisseuses), et donc un amincissement
localisé.
-
celles destinées à détruire ces cellules
(donc, en théorie, plus efficaces à long terme).

3. La chaleur
Deux méthodes sont utilisées pour augmenter la température
locale au sein de la cellulite. Cette chaleur activerait le
métabolisme du tissu graisseux, stimulerait la lipolyse et
augmenterait le drainage lymphatique local. L’aspect de la peau
serait également amélioré grâce à une stimulation des fibres de
collagène.
- Les infrarouges
C’est un rayonnement de chaleur dont la fréquence peut varier,
ce qui en modifie les propriétés de pénétration dans les tissus
et la diffusion.
Le principe est d’activer la lipolyse dans les zones traitées
par exposition aux rayons infrarouges. Il s’agit de chauffer
suffisamment la cellulite pour être efficace, mais sans brûler
la peau. L’effet ressenti est bien entendu une sensation de
chaleur locale.
- La radiofréquence
C’est un rayonnement électromagnétique de très haute fréquence
un peu comparable à celui du four micro-ondes. Le principe, là
encore, est de chauffer le tissu graisseux afin d’activer la
lipolyse. Il est appliqué sur les zones à traiter, comme les
infrarouges.
Il existe des appareils qui combinent les deux méthodes.
D’autres sont couplés à des stimulations musculaires par
électrothérapie, afin de brûler immédiatement les graisses
libérées par les adipocytes pendant la séance. Ces acides gras
libérés servent donc de combustible aux muscles voisins pour
leur contraction. Certains associent une bonne séance d’exercice
après la séance d’infrarouges pour remplacer cette
électrothérapie.
D’autres encore y joignent la vacuothérapie (massage
palper-rouler mécanique).
Conclusion
Beaucoup de nouveautés sont apparues ces dernières années.
Quoiqu’il en soit, retenez que le marché de la cellulite est un
« gros » marché. Aussi, les méthodes fleurissent et peuvent être
vulgarisées parfois même avant d’avoir fait leurs preuves.
En général, une méthode qui reste est une méthode qui marche.
Regardez quel est le recul sur les soins que vous envisagez et
constatez l’effet de ces techniques chez les autres avant de
vous lancer.
Pour ce qui est récent, il faut vous fier au médecin qui le
propose. Un praticien honnête et sérieux doit se renseigner sur
les preuves scientifiques de l’efficacité des techniques qu’il
emploie, et vous en faire part.
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