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150 000 cheveux par tête, 200 cheveux par cm², 3 km serait la longueur atteinte par les cheveux d'un homme tous mis bout à bout. 30 km de long pour une chevelure féminine. Voilà des chiffres qui laissent rêveurs. Tous ceux qui comptent leurs cheveux cruellement accrochés entre les dents du peigne… Mais pourquoi une telle injustice entre les hommes… et leurs chevelures?
Tous les cheveux tombent… c'est normal. Ils
tombent d'une manière cyclique, chacun d'eux passant par trois
phases : naissance.., vie.., mort.. comme tout élément vivant.
Ce cycle se produit 20 à 30 fois dans la vie d'un homme. Il est donc
normal de trouver des cheveux "morts".
MAIS la chute des cheveux devient anormale, pathologique et
définitive lorsque le rythme de ces cycles s'accélère, que les 30
cycles sont "dévorés" trop vite… et c'est la calvitie car les
cheveux tombent, ne repoussent plus, leur capital "renouvellement"
ayant été totalement épuisé.
Cette maudite accélération du cycle pileux est provoquée par la
présence importante chez certains sujets d'une hormone mâle,
androgène, dite testostérone (…les eunuques ne deviennent jamais
chauves!…).
Voilà pourquoi, la calvitie dite alopécie androgéno-génétique
atteint les hommes (12% de Français, 40 % de la gente masculine) et
se transmet…De père en fils…
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1°) Les microgreffes
capillaires
L'idée de transplantation capillaire est tout naturellement née de
cette constatation scientifique : nous allons faire migrer les
cheveux "éternels" vers les zones désertées.
Cette méthode de transplantation de greffes paraît simple dans ses
principes mais elle est sournoise dans ses résultats… il faut
que le praticien respecte des éléments fondamentaux : anticiper
la calvitie et obtenir un résultat naturel dans le présent et
dans le futur.
Chaque homme doit comprendre et accepter qu'il a un capital
cheveux, (c'est à dire son nombre propre de cheveux) qui après
perturbation hormonale et génétique peut provoquer un
éclaircissement de la chevelure ou aboutir à l'apparition de
zones complètement glabres.
C'est ce capital cheveu qui sera utilisé pour réharmoniser la
chevelure par répartition de ces cheveux restés présents.
2°) Ne jamais devenir chauve
Mais avant de transplanter ces "trésors", il est impératif de
procéder à une étude complète et précise du cheveu et du
patient, pour regrouper les paramètres génétiques et
circonstanciels.
Le pronostic d'évolution de la calvitie pourra alors être évalué
scientifiquement.
Transplanter des cheveux ne consiste pas à "regarnir des trous"
mais à prévoir et anticiper l'évolution du phénomène, et
appliquer un programme d'implantation qui permettra de combler
au fur et à mesure les zones dégarnies et surtout celles qui le
seraient devenues.
Les techniques de microgreffes capillaires utilisées à temps
permettent au candidat à la calvitie de ne jamais paraître
chauve et de passer judicieusement au simple aspect de chevelure
moins dense.
Pour cela, nous choisissons les cheveux dans la "zone donneuse"
"zone incalvitiable" et nous les implantons sur la partie
frontale avec leur bulbe, leur entité, leur propre taux
hormonal. Ils repoussent d'une manière définitive… Il est
impératif de savoir leur attribuer la bonne place..; dans le
présent… et dans le futur. Donc, nos cheveux sont
transplantables sans rejet aucun, puisque cette technique
consiste en une autogreffe.
3°) L'intervention
Le prélèvement de ces bulbes pileux se fait en découpant des
bandelettes de cuir chevelu, ce dernier étant suturé, présente une
cicatrice invisible recouverte de cheveux.
Une équipe d'instrumentistes expérimentée découpe méticuleusement
ces bandelettes en microgreffes comportant 1 à 2 cheveux. Ces
microgreffons seront implantés un à un minutieusement, en respectant
le schéma d'implantation et le sens du cheveu.
Voilà toute la différence entre les séances de micro (1 à 2
cheveux) de minigreffes (4 à 6 cheveux) et de greffes (pastilles de
10 cheveux), différence primordiale pour les résultats parfaitement
naturels et ce, dans toutes les situations (coiffés, mouillés,
décoiffés) que procurent les microgreffes.
Attention, une microgreffe se devine, une minigreffe se voit, une
greffe vous saute aux yeux (champs de poireaux).
Pour réaliser ce travail en finesse, patient, instrumentistes,
médecins, anesthésiste doivent y passer du temps… mais
l'intervention se déroulant sous anesthésie locale et restant
indolore, les bavardages vont bon train!
Le nombre de cheveux transplantés varie de 800 à 2000 cheveux (mégaséance)
selon la zone "pépinière" la zone à "reboiser", le pronostic,
l'indication chirurgicale et le souhait du patient. Le plus petit
possible (microgreffe), le plus possible (mégaséances de 2000
cheveux) Et…Prenez garde à ne confier vos cheveux, qu'à des
spécialistes en microgreffes aux mains expérimentées… ceux sont les
seuls cheveux qui vous restent… En quelques mois, les cheveux
migrateurs adoptent leur nouveau terrain plus fertile et poussent en
oubliant… leur long voyage !
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Avant |
Après |
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4°) Les traitements
médicamenteux dans les calvities héréditaires
Attention aux shampooings ou lotions miracles… le marché en
regorge… De toutes les choses auxquelles on ne croit pas,
l'expérience est celle à laquelle on croit le moins.
Les deux molécules testées et avérées restent aujourd'hui le
MINOXIDIL et le FINASTERIDE.
Ils freineraient la chute et encourageraient la repousse du duvet
mais en inhibant l'effet des hormones mâles… et donc la libido…(2%
des cas) … Il faut choisir !
Le Minoxidil, très connu et largement utilisé (disponible
sans ordonnance) a prouvé son efficacité dans 60 % des cas, c'est à
dire ralentissement de la chute sur la zone traitée.
Il reste contraignant, imposant 2 applications par jour suivies
d'un petit massage. Il s'adresse aux hommes jeunes…
Le Finasteride ou Propecia
Restons dans le domaine masculin… c'est le médicament du
traitement des hypertrophies de la prostate… Il a fait ses preuves
en repoussant la progression de la calvitie chez 83 % des patients
qui l'ont utilisé favorisant même une repousse dans 66 % des cas, ce
qui permettrait de conserver son capital cheveux à l'instant T… Seul
bémol : la durée du traitement - Ne jamais l'arrêter…
Docteur Gérard Boutboul
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