Les colorations capillaires
Histoire de la coloration
La coloration aujourd'hui
La décoloration préliminaire
La
coloration directe par dépôt
La
coloration semi-permanente
La
coloration permanente
La décoloration préliminaire
La
coloration des cheveux commence par une décoloration.
Dès les années 1860, on faisait commerce de solution d'eau oxygénée
décolorante (eau de fontaine de jouvence) et depuis l'Antiquité, on
savait éclaircir ou au contraire foncer les cheveux avec des
décoctions de plantes. Leurs effets étaient éphémères.
Cette décoloration est réalisée par oxydation contrôlée à l'aide
d'un oxydant doux tel que l'eau oxygénée à 10-30 volumes que les
professionnels se procurent dans le commerce sous forme stabilisée.
On a proposé aussi des formes mélaniques peroxydées supposées
diffuser dans la dispersion mélanique du cheveu, entraînant un
surdosage d'oxygène.
Il existe d'autres réactifs oxydants tel que les persulfates de
sodium, potassium, baryum, magnésium ou ammonium.
Dans ce registre, la formulation cosmétique est imaginative et
propose des shampooings, crèmes, poudres, huiles éclaircissantes ou
décolorantes.
Tout est question de dosage. Un colorant associé à une eau oxygénée
à 20 volumes donne une décoloration profonde, alors qu'une légère
décoloration sera obtenue avec un shampooing ou un gel contenant une
eau oxygénée à 10 volumes. Le résultat du traitement n'aura pas le
même impact au niveau de la substantivité, c'est-à-dire de
l'efficacité de l'absorption du colorant.
La morphologie du cheveu et ses propriétés de surface peuvent en
être affectées. La décoloration n'est donc pas une opération dénuée
d'inconvénients.
Les effets de la décoloration chimique rappellent ceux provoqués par
l'exposition au soleil et aux embruns, qui décolore les cheveux et
les rend plus cassants et rêches.
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