L'influence de l'hérédité
L'obésité est un tel fléau depuis cinquante ans qu'elle a mobilisé - et
continue de le faire - la recherche médicale.
Pendant des dizaines d'années, on a étudié les familles de gros, les
familles de normaux et les familles de minces pour comprendre pourquoi
certaines personnes transformaient plus ou moins vite et facilement en énergie
tout ce qu'ils absorbaient tandis que d'autres en accumulaient une partie et
grossissaient.
Le développement de l'étude de la génétique, au cours des dix dernières
années, a permis aux chercheurs d'identifier peu à peu les gènes qui
interviennent dans le complexe métabolisme de nos lipides et dans la genèse de
nos kilos. Ce travail n'est pas terminé. Le temps semble encore lointain où
l'on pourra modifier tel ou tel gène responsable ou introduire chez un
individu le gène de la minceur, s'il existe !
Qu'il y ait des gènes qui nous donnent plus d'appétit ou moins de tel
ou tel enzyme incitant les lipides à brûler et à ne pas se stocker aussi
facilement, ne change rien, pour le moment, à notre problème.
Personne ne peut hélas modifier son patrimoine génétique. Si l'on a une
père ou une mère trop gros, on a bien des (mal)chances de porter leurs gènes.
Le risque de grossir est estimé à 40 %. Si papa et maman sont tous deux
au-dessus de leur poids normal, ce risque n'est plus partiel mais beaucoup
plus élevé : 80 %. Cela n'est pas du tout juste, mais c'est ainsi et vous
n'avez pas d'autre choix que de vous en accommoder.
Cela signifie malheureusement que vous bataillerez toujours avec des
kilos prêts à s'installer et que votre vigilance alimentaire ne devra jamais
se relâcher.
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par Paule Neyrat, diététicienne
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