Qu'est-ce qui fait grossir les femmes ?

 Le tissu adipeux
 Le poids du tissu adipeux
Le rôle des hormones
Le rôle de l'alimentation
Le rôle du psychisme
Les kilos "yo-yo"
Les kilos du cycle hormonal
Les kilos de la contraception
Les kilos de la ménopause
Les kilos de l'arrêt du sport
L'influence de l'hérédité
Le poids des grossesses
Sérotonine et kilos
Et la cellulite ?
Prendre du poids, est-ce une fatalité ?
 


Le poids du tissu adipeux

1. Première différence

Chez un homme, le tissu adipeux représente 12 % environ de son poids normal, chez la femme ... 25 %, sans qu'elle ait des kilos en trop pour autant.. Ainsi, un homme mesurant 1 m 73 et pesant 70 kg possède de 8 à 10 kilos de graisse. Ce stock est de 12 à 15 kilos pour une femme dont la taille est de 1 m 62 et le poids de 60 kg.

Une femme est normalement, physiologiquement deux fois plus grasse qu'un homme. La nature l'a décidé ainsi et à cela nous ne pouvons rien.

Que nous le voulions ou non, nous traînons le poids physiologique de notre sexe. Nous avons souvent tendance à oublier maintenant une réalité capitale : nous sommes faites, fabriquées, constituées avant tout, pour donner la vie et perpétuer l'espèce humaine.

Cette fonction demande de l'énergie pas seulement intellectuelle mais physique ! C'est pourquoi nous sommes équipées pour posséder de grandes réserves d'énergie afin de pouvoir non seulement fabriquer mais aussi nourrir des enfants en toutes circonstances, même si nous ne mangeons pas suffisamment.

Biberons, laits maternisés, contraception, tous ces moyens que nous avons mis en place pour dominer la maternité ne changent pas un fait : physiologiquement, nous sommes les mêmes que la femme des cavernes que son mec tirait par les cheveux pour la ramener au coin du feu cuire le mammouth qu'il venait de tuer et que, repus, il engrossait après qu'ils aient mangé (ou avant en attendant que le mammouth soit cuit !).

Cette femme nourrissait au sein ses enfants survivants jusqu'à ce qu'ils aient des dents pour pouvoir croquer des céréales et du mammouth. Elle devait donc avoir suffisamment de provisions d'énergie en elle, le mammouth étant rare, pour pouvoir fabriquer et nourrir ensuite ses enfants.

Nous avons fait beaucoup de progrès depuis, mais nous n'avons rien changé à notre condition physique de grasse. Une étude récente faite sur des femmes candidates à une procréation assistée a démontré que la graisse du bas (celle des cuisses et des hanches) favorisait leur fécondité.


 2. Seconde différence

Le tissu adipeux n'est pas réparti aux mêmes endroits chez l'homme et chez la femme. La frontière se situe à l'endroit du nombril.

Chez lui, ce tissu gras se trouve sur le haut du corps : cou, épaules, poitrine et première partie du ventre, sur l'estomac. L'homme ne possède qu'une fine couche de graisse sur les fesses et les cuisses.

Chez nous, c'est le contraire : la majeure partie de notre tissu adipeux est répartie sur le bas du corps, à partir du dessous du nombril. Fesses, hanches, cuisses sont les lieux qui en sont les plus habités. C'est ce " caractère sexuel secondaire " - c'est ainsi que cette différence se nomme scientifiquement même s'il peut être sexuellement attirant - qui nous crée tant de soucis et contre lequel nous luttons obstinément.

Lorsque les kilos superflus sont trop nombreux, il s'agit alors d'obésité et l'on distingue alors l'obésité androïde, la masculine et l'obésité gynoïde, la féminine. Mais cette différence a ses exceptions : il existe des hommes gynoïdes et des femmes androïdes. Il y a aussi des hommes et des femmes chez qui la graisse est répartie partout, aussi bien en haut qu'en bas.


3. Troisième différence

L'obésité gynoïde est moins dangereuse pour la santé que l'androïde. Les femmes obèses se portent mieux et meurent moins que les hommes sauf quand leur obésité s'est installée sur le haut. Ceci parce que la graisse androïde est située plus en profondeur, elle enveloppe le cœur et les organes digestifs et perturbe leur fonctionnement. Tandis que la graisse gynoïde se trouve plus en superficie et ne perturbe pas ainsi le système cardio-vasculaire.


4. Quatrième différence

qui nous ramène aux temps des cavernes : la graisse du haut du corps fournit de l'énergie beaucoup plus facilement que celle du bas qui renâcle à le faire. L'homme avait besoin d'énergie rapidement disponible pour chasser et combattre puisque c'était là son rôle. Chez la femme, le stock d'énergie était nécessaire pour les enfants : il n'avait pas besoin d'être mobilisé à tout moment, mais de rester en réserve et de libérer lentement son énergie pendant les mois de grossesse et les années d'allaitement. Cela explique probablement pourquoi, maintenant, au XXIe siècle, les hommes (qui depuis un temps certain ne chassent plus et ne combattent plus pour se nourrir !) maigrissent souvent plus vite et mieux que les femmes.
 

par Paule Neyrat, diététicienne

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