Qu'est-ce qui fait grossir les femmes ?

 Le tissu adipeux
 Le poids du tissu adipeux
Le rôle des hormones
Le rôle de l'alimentation
Le rôle du psychisme
Les kilos "yo-yo"
Les kilos du cycle hormonal
Les kilos de la contraception
Les kilos de la ménopause
Les kilos de l'arrêt du sport
L'influence de l'hérédité
Le poids des grossesses
Sérotonine et kilos
Et la cellulite ?
Prendre du poids, est-ce une fatalité ?
 


Le rôle des hormones


Dans les premières années de la vie
, la graisse des petits garçons et celle des petites filles est également répartie sur tout le corps. Les bébés, les très jeunes enfants sont potelés de la même façon.

Au moment de la puberté
, la graisse des garçons change de place. Elle diminue dans le bas du corps et augmente en haut. Celle des filles reste en bas. Les hormones sexuelles ont frappé.

Après la ménopause
, la graisse des femmes ne diminue pas vraiment du bas, mais elle a tendance (si l'on grossit) en cas d'absence de traitement hormonal substitutif, à se développer plutôt au-dessus du nombril.

Les hormones féminines, les œstrogènes et la progestérone, sécrétées par les ovaires, stimulent la création des adipocytes situés sur les hanches et les cuisses. Elles en augmentent aussi la taille : ces cellules sont plus grosses, elles offrent ainsi une meilleure capacité de stockage.

Les hormones masculines
, les androgènes, sécrétées par les testicules, jouent le rôle inverse : ils freinent les adipocytes fessiers et tous ceux situés dans cette zone.

Quand, vers la cinquantaine
, les hormones féminines s'envolent, la silhouette devient peu à peu plus androïde, plus masculine.

Rares
sont quand même les femmes qui prennent une grosse bedaine comme les hommes ! En effet, nos glandes surrénales sécrètent des hormones stéroïdes. Celles-ci ont une structure chimique proche de celles des œstrogènes et de la progestérone et notre tissu adipeux jouit de la faculté de les transformer ainsi. Il ne fournit pas autant d'hormones féminines que les ovaires quand ils fonctionnaient mais suffisamment quand même pour maintenir une situation raisonnable en matière de silhouette.

Plus le stock de tissu adipeux est important
, plus il y a de stéroïdes transformés. C'est pourquoi les rondes gardent une silhouette féminine en vieillissant alors que les maigres ont tendance à devenir plus masculines. Quand la ménopause est neutralisée par un traitement hormonal substitutif (ce qui est toujours souhaitable), rien ne change.

Les hormones sexuelles
ne sont pas les seules à intervenir dans la répartition et les capacités de stockage de nos adipocytes. D'autres hormones, les corticoïdes et l'insuline s'en mêlent, ce qui ne simplifie pas vraiment notre bataille anti-gras.

Les corticoïdes
, sécrétés aussi par les glandes surrénales, ouvrent la porte au stockage des graisses dans les adipocytes de l'abdomen. Même si ce n'est pas l'endroit où le stock féminin est le plus important, il y a sur le ventre, une couche de tissu adipeux dont les cellules ne demandent qu'à se remplir. Or, ces corticoïdes se fabriquent sous l'influence du stress (on les nomme souvent "hormones du stress").

Les montées d'adrénaline
ne sont pas particulièrement favorables à un ventre plat. Ni le tabac et l'alcool, qui vont souvent de pair avec le stress : ils exercent la même action. Ce qui pourrait expliquer qu'il y ait des ventres ronds (de gras, pas de " gonflette " digestive !), style grossesse de quatre mois, même quand on est de poids normal...

Mais, bonne nouvelle, quand on ne mange pas, cette même adrénaline s'empresse d'aller chercher les lipides stockés dans le ventre et de les libérer pour fournir l'énergie manquante.

L'insuline
, fabriquée par le pancréas, sous l'influence du glucose qui se trouve dans le sang, ouvre largement et généreusement toutes les portes de tous les adipocytes, où qu'ils se trouvent. Grâce à elle, ceux-ci croissent et embellissent. Mais pas nous. Plus on mange, plus on secrète d'insuline, plus on grossit.

Toute cette imbrication hormonale
est fort compliquée et à vrai dire, on n'en connaît pas encore toutes les arcanes. D'autant plus que nos gènes s'en mêlent.

par Paule Neyrat, diététicienne

Copyright estheweb© 2004. Reproduction interdite.

plan | quid | contact | publicité | mentions légales

1999-2008 - ESTHEWEB - Tous droits reserves