Les kilos du cycle hormonal
Le cycle hormonal modifie souvent l'appétit. Généralement, on a
beaucoup moins faim pendant la période des règles et celle des jours qui
précédent l'ovulation alors que l'on peut être victime de fringales au cours
de la deuxième moitié du cycle.
Les œstrogènes, dont la sécrétion est plus importante pendant la première
moitié du cycle, diminuent plutôt l'appétit alors que la progestérone (dont la
sécrétion prédomine pendant la deuxième moitié) l'augmente.
L'alternance entre la sécrétion de ces deux types d'hormones est l'essence
même du cycle hormonal. Un kilo normalement pris pendant les deux dernières
semaines se perd au cours des deux semaines suivantes. Quant tout va bien...
quand ce cycle n'est pas perturbé. Malheureusement, pour toutes sortes de
raisons dont beaucoup sont encore ignorées, il peut se révéler fort
capricieux.
Une des actions des œstrogènes est de faciliter le stockage des graisses
dans les adipocytes de vos cuisses et de vos fesses, donc de bien
approvisionner ce stock la pendant la période (première moitié du cycle) avant
une éventuelle conception d'un bébé puis sa nidation (on en revient toujours à
la femme des cavernes..). Pour peu que vous ayez une sécrétion un peu trop
importante de ces hormones, les kilos s'installent.
Ces œstrogènes agissent aussi sur l'eau de votre corps. Ils peuvent
induire une rétention d'eau et de sodium, pendant cette même période. On prend
du poids, mais ce n'est pas du poids de graisse. Quand leur sécrétion diminue,
tout rentre dans l'ordre. Le poids pris disparaît en quelques heures ou
quelques jours, il n'y a pas de normes.
Mais ces quelques centaines ou milliers de grammes supplémentaires donnent
des sensations de gonflements fort désagréables. Ce fait est une des
nombreuses manifestations du syndrome pré-menstruel, phénomène déplaisant et
complexe qui garde toujours bien des mystères.
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par Paule Neyrat, diététicienne
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