Qu'est-ce qui fait grossir les femmes ?

 Le tissu adipeux
 Le poids du tissu adipeux
Le rôle des hormones
Le rôle de l'alimentation
Le rôle du psychisme
Les kilos "yo-yo"
Les kilos du cycle hormonal
Les kilos de la contraception
Les kilos de la ménopause
Les kilos de l'arrêt du sport
L'influence de l'hérédité
Le poids des grossesses
Sérotonine et kilos
Et la cellulite ?
Prendre du poids, est-ce une fatalité ?
 


Les kilos du cycle hormonal


Le cycle hormonal modifie souvent l'appétit. Généralement, on a beaucoup moins faim pendant la période des règles et celle des jours qui précédent l'ovulation alors que l'on peut être victime de fringales au cours de la deuxième moitié du cycle.

Les œstrogènes
, dont la sécrétion est plus importante pendant la première moitié du cycle, diminuent plutôt l'appétit alors que la progestérone (dont la sécrétion prédomine pendant la deuxième moitié) l'augmente.

L'alternance
entre la sécrétion de ces deux types d'hormones est l'essence même du cycle hormonal. Un kilo normalement pris pendant les deux dernières semaines se perd au cours des deux semaines suivantes. Quant tout va bien... quand ce cycle n'est pas perturbé. Malheureusement, pour toutes sortes de raisons dont beaucoup sont encore ignorées, il peut se révéler fort capricieux.

Une des actions des œstrogènes
est de faciliter le stockage des graisses dans les adipocytes de vos cuisses et de vos fesses, donc de bien approvisionner ce stock la pendant la période (première moitié du cycle) avant une éventuelle conception d'un bébé puis sa nidation (on en revient toujours à la femme des cavernes..). Pour peu que vous ayez une sécrétion un peu trop importante de ces hormones, les kilos s'installent.

Ces œstrogènes agissent aussi
sur l'eau de votre corps. Ils peuvent induire une rétention d'eau et de sodium, pendant cette même période. On prend du poids, mais ce n'est pas du poids de graisse. Quand leur sécrétion diminue, tout rentre dans l'ordre. Le poids pris disparaît en quelques heures ou quelques jours, il n'y a pas de normes.

Mais ces quelques centaines ou milliers de grammes
supplémentaires donnent des sensations de gonflements fort désagréables. Ce fait est une des nombreuses manifestations du syndrome pré-menstruel, phénomène déplaisant et complexe qui garde toujours bien des mystères.
 

par Paule Neyrat, diététicienne

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