Qu'est-ce qui fait grossir les femmes ?

 Le tissu adipeux
 Le poids du tissu adipeux
Le rôle des hormones
Le rôle de l'alimentation
Le rôle du psychisme
Les kilos "yo-yo"
Les kilos du cycle hormonal
Les kilos de la contraception
Les kilos de la ménopause
Les kilos de l'arrêt du sport
L'influence de l'hérédité
Le poids des grossesses
Sérotonine et kilos
Et la cellulite ?
Prendre du poids, est-ce une fatalité ?
 


Les kilos de la contraception


Une grande majorité de femmes sous contraception hormonale ne prennent pas de poids. D'autres, hélas, grossissent. La pilule, qui apporte des hormones sous forme de médicament, modifie l'équilibre hormonal naturel. Celui-ci est strictement individuel, très particulier à chaque femme. Nous ne sommes pas des machines et nous réagissons différemment à un apport chimique étranger. Telle ou telle pilule peut donner faim ou mal au cœur à l'une et pas à l'autre. De même qu'elle peut aussi ralentir son activité physique, modifier ses dépenses énergétiques.

C'est ce qui explique que pour une même marque de pilule, les effets physiologiques puissent être différents selon les femmes. Si la sensation de faim augmente, on mange alors plus et l'on grossit. Il est plus difficile de s'apercevoir d'un petit ralentissement physique, insidieux. On constate alors que l'on s'arrondit alors que l'alimentation n'est pas modifiée.

Seule solution : retourner très vite chez son gynécologue et trouver la pilule la mieux supportée, sans effet sur le poids. Puis... se mettre au régime pour perdre ces kilos.

Mais l'on peut aussi s'arrondir sans que la pilule n'ait la moindre conséquence physiologique ou même après la pose d'un stérilet. Celui-ci ne modifie pourtant en rien l'équilibre hormonal. Là, il ne s'agit plus de physiologie ni de chimie, mais de psychologie et nous entrons alors dans le dédale de nos contradictions féminines. Nous ne voulons pas d'enfant.. enfin, pas maintenant. Mais nous sommes faites pour en engendrer : la femme des cavernes rôde toujours en nous !

En choisissant de maîtriser notre pouvoir de reproduction, en stérilisant momentanément nos ovaires, en niant ainsi une part de notre féminité, nous exerçons sur nous une castration.

D'où un déséquilibre qui s'installe en nous, dont nous ne sommes pas forcément conscientes mais qui nous conduit à trouver ailleurs une compensation, un besoin de nous remplir... en mangeant.
 

par Paule Neyrat, diététicienne

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