Les premiers traitements de mésothérapie concernant la cellulite
étaient déjà assez performants mais nécessitaient 12 à 15 séances de
traitement pour une perte (non définitive) de 1 à 2 cm d'épaisseur,
et plutôt une
amélioration de la peau d'orange.
Les brésiliens ont eu l’idée d’utiliser un médicament : la phosphatidylcholine provenant de la lécithine de soja que l’on
injectait dans les artères pour dissoudre les plaques de graisse (athérome). Ils ont fait l’analogie avec la
cellulite avec grand succès (Lipostabyl°).
Ainsi avec seulement 3 à 6 séances à 15 jours d’intervalle, on peut assister à une perte de 2 à
4 cm d'épaisseur sur des zones d’amas cellulitiques localisés. La
lécithine a la propriété de détruire les cellules graisseuses.
Ainsi, la perte de volume est théoriquement durable (à condition de
ne pas prendre de poids).
On parle encore de mésothérapie
mais le terme n'est plus très
approprié car les injections de lécithine se font en profondeur: 10 mm
en moyenne alors que la
mésothérapie classique se fait de 2 à 4 mm de profondeur. Souvent,
on associe un « nappage» mésothérapique superficiel destiné à
compléter l'action sur l'aspect de peau d'orange.
• Les indications
Le petit ventre rond, les hanches, la culotte de cheval, ce que
l’on nomme couramment « la banane sous fessière », la face interne
des genoux, mais également le double menton, les bajoues, les
lipomes, etc… Toutefois, les injections de lécithine de soja ne
remplacent en rien un régime si l'excès de poids est important.
• La technique
Des micro-injections sont pratiquées tous les 2 à 3 cm
manuellement ou avec un pistolet, à environ 1 cm sous la peau, dans
la cellulite. On procède ainsi à un traitement homogène de toute la
zone qui sera imprégnée par ce solvant des graisses. Ceci prend 15 à
20 minutes.
La lécithine de soja doit être diluée car, trop concentrée, elle
peut être trop agressive pour les tissus.
Elle pourra être associée avec des actifs anticellulitiques que l’on
personnalisera :
- si la rétention d’eau est prédominante, le choix se fera sur un
produit draineur ou améliorant la circulation veineuse
- si la fibrose est importante, des vasodilatateurs auront leur rôle
à jouer
- si l’adiposité est majeure alors on s’orientera vers la caféine,
le fucus…
Bien d’autres médicaments seront choisis par le médecin en fonction
de la zone à traiter, et de la cause de cette surcharge graisseuse.
• Effets secondaires
Très rapidement après la séance (½ heure à 1 heure), la zone
traitée devient rouge, assez sensible, avec parfois un petit œdème
(gonflement). Ceci dure en moyenne 2 à 4 heures. La zone traitée
peut rester sensible et chaude quelques jours selon les sujets.
Des bleus sont assez courants et durent en moyenne 5 à 7 jours.
Le médecin doit être expérimenté car si ce produit brûle la graisse,
il peut aussi brûler... la peau.
• Cellulite et relâchement cutané
Dans le même temps, ou bien en différé, on peut associer
des
techniques de mésolift du corps où des principes actifs
anti-atrophie cutanée sont déposés dans le derme relâché. Cette
mésothérapie classique vise une meilleure tension cutanée. Notons
que généralement l'inflammation locale qui suit les injections de
lipostabyl° apporte un raffermissement des tissus.
Conclusion
Le traitement de la cellulite par la lécithine de soja est
couramment pratiqué depuis plusieurs années. Il est aujourd'hui bien
codifié. Ce n'est pas une panacée. C'est une arme supplémentaire
pour le médecin esthéticien.
Il est plutôt destinée aux petits volumes de cellulite bien
localisée ou à celles qui souhaitent un traitement qui reste léger
et peu contraignant.
estheweb et les Drs C. De Goursac et
JL Morel
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