Le lifting cervico-facial est une
chirurgie esthétique de rajeunissement et d’embellissement
s’appliquant au visage et à la région du cou.
But de l’intervention et indications
Le but du lifting cervico-facial est de remodeler un visage
marqué par le vieillissement c’est-à-dire :
améliorer l’ovale du visage, corriger l’affaissement de la région de la
pommette, atténuer le bourrelet naso-génien et supprimer les bajoues.
au niveau du cou : supprimer le double menton, regalber le cou et restaurer
l’angle cervico-mentonnier.
Le lifting cervico-facial n’intervient pas sur le tiers supérieur du visage
(front, sourcil et paupières) ni sur le tour de bouche qui peuvent être
améliorés par des interventions spécifiques, parfois associées dans le même
temps opératoire.
C'est sur l'affaissement des muscles (SMAS peaucier) et de la peau qu'agit
principalement le lifting, les rides très profondes et les ridules très
superficielles pouvant persister après l'intervention. Le lifting
cervico-facial est une chirurgie de rajeunissement et d’embellissement du
visage qui ne change l’expression de la personne. Principalement demandé par
les femmes, les indications chez l’homme sont de plus en plus fréquentes.
La consultation
La consultation est une étape essentielle pour apprécier la
demande du patient, ses attentes en terme d’embellissement et les éventuels
problèmes médicaux qui pourraient influencer les suites opératoires. Elle doit
tenir compte de l’environnement familial, professionnel et socio-culturel.
Elle doit également répondre à toutes les questions du futur opéré en lui
donnant une information claire et complète, aboutissant au recueil d’un
consentement éclairé qui constitue un préalable indispensable à ce type de
chirurgie.
L’examen, largement aidé par l’étude de photo de la patiente quinze à vingt
ans plus jeune, évalue les signes objectifs de vieillissement du visage, en
sachant que certaines demandes n’ont pas de réponse chirurgicale. La qualité
de la peau, de la cicatrisation, l’implantation des cheveux, le tabagisme
éventuel, l’importance de l’exposition au soleil … doivent être également
évalués vu leur incidence sur le geste. L’age intervient doublement dans
l’indication. Chez le sujet jeune le lifting apparaîtra moins spectaculaire
mais habituellement plus durable dans le temps, chez le sujet âgé les
résultats plus démonstratifs peuvent laisser persister quelques imperfections.
Les limites de la chirurgie doivent être parfaitement expliquées et bien
comprises.
Le projet chirurgical sera établi au terme de cet examen et expliqué en détail
(trajet des cicatrices, évolution post-opératoire …) au patient, aidé par le
support des photographies. les indications chez l’homme sont de plus en plus
fréquentes.
Réalisation de l’intervention
L'intervention est systématiquement précédée d'un bilan
biologique, d'une consultation d'anesthésie et de l'établissement d'un dossier
photographique. Il est de la compétence du médecin anesthésiste-réanimateur,
vu en consultation préalable à l’intervention, de répondre aux questions
relatives à sa spécialité.
Un shampooing est pratiqué la veille de l'intervention. L’intervention est
pratiquée soit sous anesthésie générale, soit sous neurolept-analgésie. Elle
dure deux heures en moyenne et peut être prolongée si d'autres gestes sont
associés (blépharoplastie, lipoaspiration, lipofilling…). Une anesthésie
locale sera le plus souvent réalisée en complément, en utilisant de la
xylocaïne adrénalinée.
L’intervention s’effectue par une cicatrice dissimulée dans le sillon
pré-auriculaire, elle remonte dans les cheveux dans la région de la tempe en
avant et en arrière dans le sillon rétro-auriculaire pour se terminer dans les
cheveux de la nuque. Chez l’homme le tracé de l’incision sera conditionné par
l’implantation de la barbe.
Le temps chirurgical comporte une correction de l’affaissement
cutanéo-graisseux de toute la joue et du cou ainsi qu’un temps profond de
plastie : SMAS et muscle peaucier du cou (pour mieux redéfinir l'angle
cervico-mentonnier).
Le décollement cutanéo-graisseux permet le redrapage de la peau de façon
naturelle en haut et en arrière, avec restauration des volumes, sans traction
excessive . Après résection de l’excès cutané, un système de drainage est mis
en place. Les sutures sont faites avec du fil résorbable ou non, sous forme de
surjet intradermique ou par points séparés. Dans les cheveux, certains utilise
des agrafes. Un pansement par bandage en forme de casque est confectionné.
Dans certains cas le chirurgien peut être amené à pratiquer d’autres gestes
associés au lifting cervico-facial qui doivent être préciser lors de sa
consultation, notamment une incision complémentaire sous le menton pour la
plastie musculaire du cou. Une liposuccion sous-mento-mandibulaire voire
jugale est indiquée en cas d’excès de tissu adipeux dans les régions
indiquées. Si la peau est altérée un temps d’abrasion cutanée est pratiquée
(Laser, Peeling) notamment sur la lèvre. réquentes.
Soins post-opératoires
Une hospitalisation de 1à 3 jours est nécessaire, pour le
retour à domicile prévoir un accompagnant.
Dans certains cas il est nécessaire de laisser des drains en place pour éviter
la constitution d’hématomes. Ces drains seront alors retirés au bout de 24 à
48 heures. Un pansement compressif est maintenu pendant 24à 48 H. Un
shampooing peut être pratiqué des le lendemain habituellement. Un traitement
antibiotique et anti-oedémateux peuvent être prescrits, il est recommandé de
garder la tête surélevée plusieurs jours pour limiter l’oedème. L'ablation des
fils est échelonnée entre le 5e et le 12e jour.
Un arrêt de travail de 10 à 20 jours est recommandé, le surmenage est à
éviter. Pendant deux mois, il ne faut pas faire de mouvements exagérés du cou.
Tous les sports, même la natation, sont donc déconseillés. Le maquillage est
autorisé dès l'ablation des fils, les cosmétiques parfumés sont déconseillés
pendant un mois. La consommation de tabac est formellement proscrite. Passées
les 3 premières semaines, l'exposition au soleil n'est pas contre-indiquée à
condition de ne pas exposer ses cicatrices.
Des visites de contrôle sont nécessaires, programmées par le chirurgien.
Suites opératoires
L'intervention n'est pas douloureuse, une sensation de gêne
est habituelle pendant la première nuit, notamment dans la région des
oreilles, ainsi qu'une sensation de traction surtout au niveau du cou. Le
gonflement est la conséquence de tout acte chirurgical. Dans le cas du lifting
il dépend de l'ampleur et du type du décollement. Il est maximum vers le 5e
jour puis disparaît définitivement entre le 7e et le 15e jour. Les hématomes,
les bleus, les marques sont des dépôts de petite quantité de sang dans les
parties opérées, ils dépendent de l'importance du geste opératoire effectué
mais également du type et de la finesse de la peau. Ils s'estompent
complètement autour du 15e jour et peuvent être atténués par le maquillage.
Chez l’homme : laisser pousser la barbe 7 à 10 jours pour ne pas solliciter la
peau, la barbe aura d’ailleurs un effet de camouflage des cicatrices et des
ecchymoses éventuelles. L’usage d’un rasoir électrique est conseillé pendant 3
mois, parfois il devra être prolongé en arrière sur le cou du fait de la
transposition de la barbe.
Les sensations "bizarres" sont multiples et variées après un lifting,
notamment dans la région de l’oreille et de la joue. Elles peuvent durer
plusieurs semaines à plusieurs mois. La section de nombreux petits nerfs
donnent l'impression d'un visage "en bois", en raison du même phénomène
l'oreille peut être insensible ou hypersensible. Dans le cou les muscles
travaillés et retendus peuvent conférer une certaine raideur pendant 1 ou 2
mois.
Les cicatrices sont très peu visibles, une grande partie se trouvant située
dans les cheveux ou derrière le pavillon de l'oreille. La seule cicatrice
visible est celle qui court le long du relief auriculaire mais elle se réduit
à un fil.
Le résultat de l'intervention peut se juger valablement à 2 mois lorsque le
visage est tout à fait dégonflé, avec un résultat naturel ne figeant pas les
traits. Néanmoins le processus de ptose cutanée ou musculaire continue son
évolution et l'effet du lifting s'estompe aux termes d'un délai moyen de 7 à
10 ans.
Risques immédiats
Toute intervention chirurgicale comporte des risques et la
possibilité de complications comme saignement, infection, et mauvaise
cicatrisation. D'autres complications imprévisibles peuvent arriver même si le
chirurgien prend un maximum de précautions, de réflexion et d'adresse
chirurgicale.
Un hématome plus important peut se constituer dans les 24 à 48 heures qui
suivent le lifting. Dans les cas les plus notables, un drainage ponction ou
plus rarement une reprise peut être effectué par le chirurgien. Toute douleur
très importante dans les suites opératoires peut être la marque d’un hématome
en voie de constitution de même que la fièvre peut témoigner d’un processus
infectieux local, tout ceci sera contrôlé par votre chirurgien. Dans le cas de
patients ou de patientes tabagiques, il sera nécessaire de diminuer ce
tabagisme au moins 15 jours à 3 semaines avant l’intervention afin d’améliorer
la cicatrisation. Dans ce cas le chirurgien peut adapter sa technique.
de 7 à 10 ans.
Risques secondaires
Des troubles de la sensibilité de la région jugale ainsi
que du pavillon de l’oreille peuvent persister pendant quelques semaines. La
cicatrisation peut être plus longue que prévue et ceci essentiellement dans la
région rétro-auriculaire. La cicatrice peut rester visible pendant plusieurs
semaines sous forme d’un liseré rouge. La cicatrice sous mentale éventuelle
peut rester et dure pendant plusieurs semaines également. Dans le cas d’un
geste appuyé sur les muscles du cou ou en cas de liposuccion cervicale, on
constatera aussi un empâtement de cette région cervicale pendant plusieurs
semaines.
Enfin, les résultats morphologiques sont le plus souvent satisfaisants, dans
quelques cas les déformations préexistantes ont été diminuées mais n’ont pas
disparu, ceci peut être lié à des conditions opératoires particulières
(terrain hémorragique, lifting secondaire, tissu cicatriciel...), elles
peuvent faire l’objet d’une retouche. .
Complications exceptionnelle
Tout acte médical, investigation, exploration, intervention
sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de
sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation
en vigueur, recèle un risque de complication. Dans de très rares cas on peut
observer :
- un petit déficit moteur sur le nerf facial, soit dans la région frontale
avec une diminution de la mobilité du sourcil exceptionnel ou bien un petit
déficit des lèvres au sourire. Une fistule salivaire est exceptionnelle et de
guérison spontanée
- dans de très rares cas, la cicatrisation peut mal se faire du fait d’un
terrain particulier et on peut constater des cicatrices plus longues à
disparaître ou bien des cicatrices hypertrophiques, voir une zone d’alopécie.
Ceci sera pris en charge sur le long terme par le chirurgien. Les cas de
nécrose cutanée sont liés à un terrain médical particulier (tabagisme,
diabète,...)
Docteur Georges BASSEREAU pour estheweb
(Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique)
Reproduction interdite.
Copyright
estheweb© 2005.
Reproduction interdite.