Un diététicien (ou une diététicienne)
n'est pas un médecin, mais un spécialiste de la nutrition et de
l'équilibre alimentaire. Si vous n'avez que 2 kilos à perdre,
vous pouvez probablement y arriver seul(e)
mais si vous en avez plus de 10 (voire 5) à éliminer et que vous
vous sentez désarmé(e) et sans courage, vous avez sans doute
besoin de l'assistance suivie et des conseils d'un(e)
diététicien(ne).
Tout au long de votre plan minceur, le diététicien sera avec
vous pour vous aider, vous guider, vous encourager, à la façon
d'un "coach" (entraîneur) personnel.
Le déroulement du traitement
Quelque soit le nombre de kilos à perdre, la première
visite consiste en une mise à plat du problème alimentaire : historique de la
prise de poids, antécédents familiaux, problèmes digestifs, cholestérol, mais
aussi activités physiques et sportives, type de profession, contexte familial
et professionnel.
Le diététicien doit vous connaître pour mieux vous aider. La pesée et la prise
des mesures corporelles (cou, hanche, tour de cuisse etc.) et un questionnaire
sur les habitudes alimentaires complètent le bilan. Le régime proprement dit
s'établit au cours d'un dialogue entre vous et le diététicien qui prend en
compte vos goûts et votre mode de vie.
Vous repartez avec un plan alimentaire personnalisé précisant par repas les
grands types d'aliments et limitant féculents et pain. Il n'y a pas à
proprement dit d'aliments interdits (l'être humain adore transgresser !) mais
une mise en garde contre l'alcool, les sucres rapides, et les graisses.
Le diététicien ne donne pas de recettes miracle ni de régimes trop stricts ou
trop radicaux (type diète hyper-protéinée) difficiles à suivre sur une période
longue et souvent suivis de reprise de poids.
Le diététicien vous enseigne les bases d'une alimentation équilibrée,
suffisamment limitée en calories pour provoquer la chute de poids, vous
permettant ainsi d'acquérir une nouvelle hygiène alimentaire.
Une liste de conseils pratiques complète le régime : boire de l'eau dans la
journée, manger lentement, prendre ses repas à table, ne pas se resservir.
En plus de ce régime, vous repartez avec un aide-mémoire alimentaire sur
lequel vous allez noter tout ce que vous mangez dans la journée, repas et hors
repas. L'intérêt est double : il permet au diététicien de corriger
éventuellement le régime à la visite suivante, et à vous de mieux contrôler ce
que vous mangez. Pour certains, cela peut servir de garde-fou (une tablette de
chocolat tous les dimanche, est-ce bien nécessaire ?) et pour la majorité cela
aide à prendre conscience de son comportement alimentaire, premier pas vers
une meilleur hygiène alimentaire.
Le suivi du traitement
Les visites sont espacées idéalement de 15 jours-3
semaines. Entre temps vous vous serez pesé(e)une fois par semaine, à jeun, et
nu(e) de
préférence. Et si malgré votre bonne volonté, vous avez fait un "grand" écart
(dîner d'anniversaire particulièrement arrosé) le lendemain est strict : une
journée de protéines et de l'eau.
La 2ème visite commence par un bilan de la période passée : les difficultés
(sensations de faim, relations tendues, anxiété, grignotage) sont analysées et
des solutions sont trouvées. L'analyse de l'aide-mémoire permet de modifier le
régime, de remplacer tel type d'aliment par un équivalent, de corriger les
erreurs (par exemple des petits déjeuners escamotés).
On passe alors à la pesée et aux mesures. En fonction du résultat, on modifie
le régime : pas de perte de poids, on cherche ensemble les causes. Chute
rapide (fréquente chez les hommes) on met en garde contre le relâchement.
Chute normale, on reste vigilant jusqu'à la visite suivante, période souvent
charnière.
Les résultats
A la 3ème visite, environ après 2 mois de régime, les
hommes ont pu perdre 8-10 kilos, mais les femmes 5- 6 ou même moins. Tout
dépend de la nature de chacun et de son activité. Pour ceux qui ont obtenu le
résultat escompté, le régime s'assouplit, on parle recette pour rompre la
monotonie, conseils pratiques pour gérer les pièges (déjeuners d'affaires, vie
sociale très active) et on rentre avec plaisir dans la période indispensable
de stabilisation : une phase clé de l'amincissement, car sinon les kilos
reviennent au galop et parfois plus que ceux perdus.
Quant à ceux qui ont encore beaucoup à perdre, ils ont plus que jamais besoin
de leur diététicien. Celui-ci va encourager les consciencieux, remettre dans
la bonne voie ceux qui croient ne rien manger, et éviter les périodes de
lassitude. Le chemin est parfois long, mais avec l'appui à la fois technique
et psychologique du diététicien, vous êtes quasi certain(e) d'obtenir des
résultats tangibles et durables et acquérir à vie un comportement alimentaire
sans troubles. Un sacré mieux vivre !
Avec l'aimable collaboration de
Caroline BACH, diététicienne,
membre de l'ADLF
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