Le relâchement ou l'excès de peau au
niveau du visage (par perte de l'élasticité cutanée) se traitent
classiquement par des techniques chirurgicales. Il s'agit du
lifting pour l'affaissement du bas du visage (bajoues, cou) ou
du front, des blépharoplasties pour les paupières, etc...
Le lifting chirurgical enlève la peau en excès.
Il existe cependant des techniques non-chirurgicales qui
viennent en complément du lifting, ou surtout lorsque
l'indication n'est pas encore majeure, dans les débuts de
relâchement cutané.
Voici les techniques courantes utilisées aujourd'hui:
C'est un traitement par mésothérapie de l'ensemble du
visage et du cou. Les micro-injections cutanées apportent des vitamines, des
minéraux des produits à haut pouvoir d'hydratation (en particulier acide
hyaluronique), et maintenant des produits à effet tenseur cutané.
L'effet attendu est une amélioration de la tonicité des tissus et de la
qualité de la peau traitée. C'est plutôt un traitement d'entretien et de
prévention du vieillissement cutané, mais il peut aussi améliorer des visages
fatigués, manquant de tonus et d'éclat.
Trois séances à 15 jours d'intervalle sont faites au départ, puis 1 séance
tous les 1 à 3 mois en entretien.
Cette méthode existe depuis plus de 20 ans. Elle utilise
des courants de faible voltage pour stimuler la fabrication du collagène de la
peau au niveau du visage et du cou. Elle agirait aussi en stimulant les
muscles placés sous la peau.
Elle permet ainsi d'améliorer des relâchements modérés du bas du visage en
particulier. Elle est aussi employée pour traiter les rides superficielles du
visage.
Les séances s'effectuent à l'aide de très fines aiguilles placées dans les
zones à stimuler et amenant les courants électriques. Il faut commencer le
traitement par des séances rapprochées de 1 à 2 semaines d'intervalle, puis
espacer régulièrement en fonction des résultats obtenus.
Il s'agit de nouvelles génération de laser qui peuvent agir
sur la peau en laissant l'épiderme intact. En chauffant la peau en profondeur
sans la brûler en superficie, ils favorisent une rétraction des fibres de
collagène et ainsi une meilleure tension des tissus. Les suites sont très
simples : quelques rougeurs pendant quelques heures.
Quatre séances mensuelles de une heure sont nécessaires en moyenne.
C'est une autre nouvelle façon de chauffer le collagène et
le derme qui utilise une source de micro-ondes. Les effets, suites et
résultats sont très proches des lasers non ablatifs tenseurs.
L'implantation de fils crantés sous la peau va directement
tendre et remonter les tissus relâchés. Ces fils vont s'accrocher sous la peau
un peu comme du "velcro" et maintenir une traction verticale s'opposant au
relâchement et à l'effet de ptose du visage.
Elle se fait à l'aide d'une simple aiguille, sans cicatrice. Il est ainsi
possible de remonter l'affaissement et restaurer l'ovale. La technique est
surtout intéressante pour des relâchements modérés et s'adapte mieux aux peaux
épaisses.
Elle permet surtout de réduire des volumes graisseux
gênants comme les bajoues ou le double menton. L'objectif est d'améliorer
l'ovale du visage. Elle est réalisable sous anesthésie générale ou locale à
l'aide d'une micro-canule de quelques millimètres de diamètre qui, par un
simple trou d'aiguille, va retirer le tissu graisseux en excès, sans laisser
de cicatrice.
Souvent, un effet de rétraction cutanée peut être constaté, améliorant dans le
même temps le relâchement des tissus du bas du visage. Ceci peut être
intéressant, surtout sur des visages plutôt "ronds" et présentant un
relâchement modéré.
Ces techniques récentes (sans aspiration) ne traitent pas
directement le relâchement cutané mais plutôt restaurent l'ovale du visage en
"dégraissant" les zones empâtées (bajoues, menton, cou).
Ces techniques utilisent des injections de produits ou bien le passage d'une
micro-canule ou encore des ultrasons qui vont détruire la graisse.
Bien souvent ces traitement vont donner lieu à une rétraction cutanée
secondaire.
Les peelings profonds (comme le peeling au phénol), qui
induisent une régénération plus complète de la peau du visage, peuvent donner
un véritable "effet lifting" sur des peaux flétries et dévitalisées. Les
suites sont assez dures (10 à 15 jours sans se montrer et quelques semaines
d'aspect rose de la peau) mais les résultats sont souvent spectaculaires,
surtout après 60 ans.
Moins utilisé aujourd'hui à cause de la lourdeur des
suites, le laser CO2 est ablatif. Il détruit la peau en superficie : c'est le
"resurfacing".
L'effet de chaleur apportée à la peau par ce laser est important. De ce fait,
en plus de l'effet de régénération de la peau abrasée par le laser, il
s'ajoute un effet de "contraction" des fibres de collagène, et donc de
rétraction qui combat l'excès cutané du visage.
Un certain "effet lifting" peut être obtenu sur des zones comme les paupières
ou bien sur un visage entier. Les résultats sont globalement très
intéressants, mais les suites d'intervention sont à prévoir : éviction sociale
pendant 15 jours et rougeurs (ou roseur) pouvant rester plusieurs mois.
Il n'y a pas de limite d'âge pour ces traitements. Certaines
personnes préfèrent s'entretenir tôt et continuellement, mais
en général c'est entre 40 et 50 ans qu'ils sont les plus efficaces,
lorsque le relâchement est modéré.
Les traitements forts par abrasion (laser CO² et peelings
profonds) sont plus intéressants après 60 ans. Ils enlèvent du même coup les
rides superficielles, et les risques de réaction cutanée intempestive sont
plus faibles à cet âge.
Lasers non ablatifs, radiofréquence : quelques
rougeurs pendant les premières heures.
Mésolift ou électroridolyse : idem et parfois un petit bleu.
Peeling fort ou laser CO² : pansements ou soins locaux pendant 7 à 10
jours environ, jusqu'à disparition des croûtes ou/et formation de la nouvelle
peau. Ensuite des rougeurs peuvent persister entre 3 semaines et 3 mois
pendant lesquels il est possible de camoufler avec du maquillage. Les risques
sont surtout liés à l'exposition solaire durant cette période où des
pigmentations peuvent apparaître.
Lipoaspiration, lyses graisseuses, fils tenseurs : gonflement de la
zone traitée durant 4 à 5 jours, quelques ecchymoses disparaissant en 1 à 2
semaines. Le risque essentiel est le traumatisme de nerf ou vaisseau par une
main inexpérimentée.
Mésolift ou électroridolyse: les résultats sont progressifs
après plusieurs séances. Il s'agit généralement d'une amélioration de la
tonicité de la peau dans les zones traitées. Les séances sont espacées au fil
du temps jusqu'à 2 à 3 fois par an en entretien.
Lasers non ablatifs, radiofréquence : c'est un peu identique avec des
résultats plus durables en général et un entretien moins fréquent.
Peeling fort ou laser CO²: la peau neuve formée est là pour longtemps. Les
résultats sont durables. Bien entendu, le vieillissement continue et de
nouvelles rides pourront se reformer avec les années.
Lipoaspiration, lyses graisseuses, fils tenseurs : de la même façon la
rétraction de peau et le nouvel "ovale" du visage sont durables, mais les
effets du temps ne s'arrêtent pas pour autant.
.
par la rédaction d'estheweb
Copyright
estheweb© 2006.
Reproduction interdite.










