De 1963 à nos jours, les implants
mammaires les plus utilisés internationalement sont ceux pré
remplis de gel de silicone. Ils ont la préférence de nombreux
chirurgiens qui apprécient leur consistance " naturelle ", par
rapport au prothèses remplies de sérum physiologique.
En France, il est à nouveau autorisé d'implanter les prothèses
de silicone depuis 2001. Tous les implants mammaires gardent une
enveloppe en silicone, dont la tolérance, contrairement à celle
du gel, est largement reconnue. Deux catégories d'implants sont
employés : les implants gonflables et les implants pré-remplis.
L'intervention : mise en place des implants
Le mode d'anesthésie opératoire est généralement de type "
anesthésie générale ".
Pour augmenter le volume d'un sein, l'implant peut être mis en place, soit
devant, soit derrière le muscle pectoral, par différentes voies. Le chirurgien
choisit la situation et la voie d'introduction les mieux adaptées à sa
patiente. Le plus souvent, l'implant est positionné en arrière du muscle au
travers d'une courte incision, située autour de l'aréole (moitié inférieure).
La cicatrice est donc très discrète. Après positionnement, le gonflage des
implants est effectué selon le volume et la symétrie désirés.
En fin d'intervention, le chirurgien laisse en place quelques jours, un
système de drainage. Un pansement moulant est posé.
Les suites opératoires habituelles
-
hospitalisation de 2 à 3 jours permettant surveillance et
pansements
-
douleurs des seins et des aisselles (contrôlées par remèdes
antalgiques)
-
existence d'un œdème post-opératoire
-
ecchymoses post-opératoires (bleus) 15 jours
-
tension inconfortable des sutures pendant 2 à 5 jours
-
première douche le 5° jour, premier bain le 15° jour
-
port permanent de soutien-gorge de maintien la journée
pendant 1 mois
-
pas d'exercice ou d'effort sportif pendant 1mois. ant est
posé.
Les risques et complications
post-opératoires
Complication non exceptionnelle:
l'épanchement séreux sans infection, nécessitant un drainage prolongé.
Complications plus rares :
-
hématome dans la loge de décollement (théoriquement prévenu
par le drainage)
-
infection post-opératoire (rare grâce à l'utilisation
d'antibiotiques)
-
cicatrices inflammatoires inesthétiques
-
asymétrie nécessitant une intervention correctrice
En plus des risques inhérents à toute intervention
chirurgicale, la pose d'implants mammaires comporte les risques suivants :
-
modification de la sensibilité du mamelon et du sein
-
cicatrisation rétractile autour de l'implant pouvant le
comprimer et entraîner une dureté inhabituelle, des douleurs, et parfois une
déformation du sein.
-
calcifications des tissus entourant l'implant.
-
rupture ou dégonflement de l'implant, survenant à la suite
d'un choc, ou par usure.
-
perturbation de la lecture de la mammographie dans la
détection précoce des cancers du sein.
Bien que rares, certaines de ces complications peuvent
conduire au retrait des prothèses.
Jusqu'à présent, il n'existe aucune preuve scientifique pour affirmer que les
femmes porteuses d'implants mammaires ont un risque augmenté pour une maladie
quelconque. Les prothèses gonflables au sérum physiologique ne contiennent que
de l'eau salée et ne comportent donc, même en cas de rupture, aucun des
risques relatifs au gel de silicone.
Les résultats
Le vécu des résultats peut être très variable d'une
patiente à l'autre. Toutefois il semble dépendant des facteurs suivants :
-
bonne analyse de la forme initiale de la poitrine, et de la
demande de la patiente
-
information claire, précise, exacte et complète par le
chirurgien, concernant les corrections espérées, ainsi que les sensations
post-opératoires habituelles
-
qualité de l'entourage: un conjoint et/ou des enfants, en
désaccord avec le principe d'une intervention à visée esthétique, constituent
des facteurs défavorables à un vécu satisfaisant.
-
bonne entente et relation de confiance entre patient et
chirurgien semblent être un préambule indispensable…
par le Dr Thierry Buisson
chirurgien plasticien
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