Crèmes solaires et efficacité
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L'efficacité des crèmes de protection
solaire dépend de deux facteurs :
-La formulation
-Le facteur de protection solaire (FPS)
La formulation
- L'excipient joue un rôle majeur dans l'efficacité du produit.
Il conditionne à la fois l'épaisseur et la régularité du film
appliqué sur la peau, le coefficient de protection, mais aussi
sa capacité de fixation, d'adsorption à la surface cutanée, de
même que sa persistance. Par exemple, une émulsion permet une
application plus épaisse qu'une huile.
- les huiles résistent bien à l'eau mais sont peu protectrices.
- les émulsions à phase continue aqueuse sont d'utilisation
agréable, mais elles s'éliminent rapidement par l'eau ou par la
sueur.
- les émulsions à phase continue huileuse sont plus rémanentes
(persistantes).
Le facteur de protection solaire (FPS)
C'est un indicatif, étant donné les nombreux facteurs pouvant
l'influencer. Une tentative d'unification des résultats a été
entreprise grâce à la méthode COLIPA, destinée à rendre
homogènes les mesures de facteurs de protection solaire en UVB,
entre les différents fabricants de produits solaires. Elle tient
compte de la source d'UV la plus proche du rayonnement solaire
et du mode d'application du produit testé (2 mg/cm2), sur un
nombre défini de sujets testés (10-20).
le coefficient de protection est calculé par le rapport DEM
(dose érythémale minimale) avec le produit solaire/DEM en peau non-protégée,
pratiqué dans des conditions réelles d'exposition solaire et auxquelles
s'ajoutent des épreuves de natation permettant d'apprécier la substantivité
des produits. Ainsi sont définies quatre classes de produits, suivant leur
indice de protection (IP) :
- IP < 15 : protection minimale ;
- IP 15 : protection modérée ;
- IP 25 -30 : protection normale ;
- IP > 40 : protection extrême.
les UVA sont responsables, à long terme, du vieillissement
cutané, de même que de la carcinogenèse ; ils participent au déclenchement de
certaines réactions photoallergiques. L'évaluation de la protection anti-UVA
n'est pas encore uniformisée. Elle est le plus souvent calculée à partir de la
pigmentation immédiate induite par les UVA et le visible. Les valeurs trouvées
définissent la dose minimale pigmentante immédiate (IPD) ou permanente (PPD).
Évolution : les photoprotecteurs externes possèdent, pour certains, un pouvoir
réfléchissant dans les infrarouges. Ils sont résistants à l'eau, à la sueur et
photostables.
Les filtres solaires peuvent être -mais rarement -
responsables soit de réactions allergiques à type d'eczéma de contact, soit de
réactions photoallergiques.
Ils peuvent, par leur pouvoir couvrant et occlusif, entraîner une rétention
sudorale (sudamina), et parfois une folliculite.
L'utilisation de filtres chimiques est déconseillée chez l'enfant, avant l'âge
de six mois (absorption percutanée des filtres solaires).
Quelques règles simples
- éviter de s'exposer entre 11 h et 16 h, car le rayonnement UVB est à son
maximum d'intensité, et favoriser la protection vestimentaire et oculaire ;
- s'exposer de façon progressive et régulière, surtout pour les sujets à peau
claire ;
- ne pas " lézarder " au soleil sans bouger ;
- éviter l'application ou l'absorption de substances ayant un pouvoir
photosensibilisant ;
- se méfier des temps couverts (nuages, altitude) et de la réverbération
possible (neige, parasol, sable). L'absorption de vitamines et d'oligoéléments
ayant des propriétés antiradicalaires - lorsqu'ils sont pris plusieurs jours
avant l'exposition solaire - permet d'optimiser ses défenses lors des
premières expositions.
Bien choisir son photoprotecteur externe
En fonction :
- de son phototype ;
- de la durée de l'exposition qui, pour éviter le coup de soleil, est
arbitrairement fixée par le coefficient de protection ;
- de l'ensoleillement, qui dépend de la latitude et de l'altitude ;
- de la partie du corps que l'on veut protéger (le visage et les mains
devraient être totalement protégés contre les UVA et les UVB) ;
- de la présentation galénique (les crèmes sont plutôt conseillées pour le
visage et les mains, les laits plutôt pour le corps).
* Au sujet de l'indice de protection : l'utilisation d'antisolaires ayant un
niveau élevé de protection induit souvent une fausse notion de sécurité et
conduit parfois à une exposition prolongée, sans réapplication du produit au
cours de la journée.
En pratique :
Les écrans dont l'indice est supérieur à 40 doivent être réservés à la
protection solaire extrême : intolérance solaire, photodermatoses, et
conditions extrêmes d'ensoleillement (altitude, tropiques).
Les écrans dont l'indice est compris entre 20 et 30 sont réservés à la
protection de tous les états cutanés fragiles.
Les écrans minéraux seront prescrits aux enfants et aux sujets dont la peau
est allergique..
- Mettre une quantité suffisante de produit sur les
surfaces exposées ;
- Se rappeler que le facteur de protection solaire a été déterminé en
utilisant théoriquement 2 mg/cm2, ce qui n'est jamais réalisé en pratique
courante. Pour obtenir le facteur réel de protection solaire, il faut au moins
diviser par deux le facteur de protection solaire annoncé sur l'empaquetage ;
- Bien étaler et répartir, sans oublier les zones fragiles : le nez, les
oreilles, la nuque, et le dessus des pieds ;
- Les appliquer au moins une demi-heure avant le début de l'exposition solaire
;
- Appliquer le produit plusieurs fois au cours de la journée, surtout après
les bains.
Parents, montrez l'exemple à vos enfants ! Le but des antisolaires est de
s'exposer sans risque, pas d'augmenter le nombre d'heures d'exposition!
Dr Nicole Auffret
en collaboration avec
33docAvenue.com
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