La toxine botulique est une substance
sécrétée par la bactérie du botulisme qui est une maladie
généralement contractée par toxi-infection alimentaire.
Cette substance isolée et finement dosée permet d'avoir une
action contrôlée, diminuant la contractibilité des muscles du
visage.
Cette substance est mise sur le marché depuis une vingtaine
d'années, notamment pour traiter les spasmes musculaires de la
face et du cou (torticolis spasmodiques graves). Deux
médicaments injectables existent aujourd'hui : le Botox et le
Dysport.
Quel est son rôle ?
En médecine esthétique, il a été découvert que de faibles
quantités de cette substance peuvent, en diminuant la contraction de certains
muscles
particuliers du visage, réduire parfois très spectaculairement les rides
d'expression associées a ce muscle.
En particulier, les zones traitées avec de bons résultats sont :
• les rides horizontales du front
• les rides verticales inter-sourcilières
• les rides de la patte d'oie aux coins des yeux
Quel est son principe ?
En simplifiant, on peut dire que chaque muscle possède de
nombreux récepteurs aux influx nerveux qui le commandent. La toxine botulique
va
bloquer un certain nombre de ces récepteurs, a l'endroit ou elle est injectée.
Ainsi, en quelques jours, la capacité du muscle à se contracter va diminuer
voire disparaître complètement selon la dose injectée. Toutefois cet effet est
toujours réversible, après quelques semaines à quelques mois, car le muscle
pourra toujours récupérer progressivement des récepteurs nerveux
opérationnels.
Cette réversibilité du traitement est un avantage sur le plan de la sécurité
du traitement. D'un autre coté, cela oblige a répéter régulièrement le
traitement pour en conserver l'effet.
Comment cela s'utilise ?
Il s'agit d'un produit injectable qui se conserve au froid
en flacons stériles. La quantité de produit à injecter est très faible et doit
être mesurée très précisément par le médecin qui l'emploie. Les aiguilles
employées sont extrêmement fines et il n'est injecté qu'une goutte de solution
à chaque piqûre, pour un total de 6 à 10 points par zone traitée.
Ceci en fait un traitement esthétique très léger et très peu contraignant.
Quels sont les résultats ?
Il n'y a pas vraiment de limite d'âge pour ces
traitements.
On peut commencer à traiter les ridules entre 35 et 40 ans avec des soins
légers. Le traitement est plus simple et on obtient aussi une action
préventive. Les cicatrices stabilisées (notamment d'acné) peuvent se traiter
chez les sujets jeunes.
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Visuel avant / après sur une
utilisation sur le front |
Quelle est sa durée ?
La durée réelle d'action du produit est de 3 à 5 mois, mais
on peut considérer que l'effet sur les rides va augmenter avec le nombre de
séances.
En effet, les muscles traités perdent petit à petit l'habitude de se
contracter. En pratique, on arrive après 3 à 4 séances à ne traiter que tous
les 6 mois voire 9 a 12 mois.
Quels sont les risques et les inconvénients
?
Les risques :
Les faibles doses employées en esthétique, par rapport aux doses employées
pour traiter des maladies, éliminent les effets toxiques du produit sur
l'organisme.
Les risques sont plutôt ceux d'une injection faite sur ou vers un muscle qu'il
ne fallait pas traiter, comme le muscle releveur de la paupière par exemple.
Dans ce cas, il sera difficile voire impossible d'ouvrir entièrement cette
paupière pendant quelques semaines, mais cela sera entièrement réversible.
Dans certaines cas, une diffusion d'une partie du produit, notamment en se
frottant la zone injectée, peut se faire également vers des muscles non
souhaités, et entraîner des diminutions de contraction. Ces effets restent
très rares si le médecin est expérimenté et prudent, et s'il respecte les
bonnes indications, car tous les cas ne sont pas bons à traiter.
Les inconvénients :
Ils sont passagers et en principe mineurs. Il peut s'agir de maux de tête à
type de migraine (à l'inverse certains sujets migraineux sont soulagés par la
toxine botulique), de gonflement des paupières (supérieures ou inférieures)
surtout chez les sujets prédisposés à cela ou présentant un excès de paupière
supérieure (si cet excès est important, le médecin devra en avertir le
patient, ne pas le traiter et lui proposer une solution
chirurgicale).
Les bleus sont rares et légers aux points d'injection. Dans la plupart des
cas, rien ne se remarque dans l'heure qui suit le traitement.
Quel est son prix ?
Selon les médecins et les villes, on peut situer le
traitement des rides horizontales du front et inter-sourcilières entre 200 et
300 euros et entre
300 et 400 euros pour traiter en même temps la zone de la patte d'oie.
Pour une seule de ces zones on peut compter en moyenne 140 euros.
par la rédaction d'estheweb