Les nouveaux traitements anti-cellulite
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Avec la demande croissante de soins anti-cellulite, avec la restriction sur la pratique de la lipoaspiration en clinique chirurgicale, les fabricants et les médecins cherchent constamment de nouvelles techniques, et ils en trouvent...
adipocytes : les cellules de base du tissu graisseux. Ils stockent la graisse de notre corps lorsque l’on grossit et se vident lorsque l’on maigrit.
lipolyse : fonction de libération (vidange) de la graisse contenue dans nos adipocytes qui restent intacts pour stocker plus tard de la graisse si besoin.
destruction (ou lyse) adipocytaire : destruction définitive d’adipocytes. La graisse contenue est libérée mais la cellule détruite ne peut plus jamais fonctionner, ni stocker de la graisse.
Avant tout, rappelons que ces soins ne traitent pas les
problèmes de poids, mais servent à affiner la silhouette sur des zones
précises où la cellulite se localise. Il cherchent aussi à améliorer l’aspect
de « peau d’orange » de ces zones.
Voici un point sur les méthodes proposées aujourd'hui.
l faut distinguer principalement trois méthodes :
la mésothérapie : grand classique qui injecte de minuscules gouttelettes de mélange médicamenteux dans la peau en regard des zones de cellulite. Ce mélange est destiné à améliorer la circulation locale, favoriser la vidange des cellules graisseuses et activer la circulation lymphatique (désinfiltrer et diminuer l'oedème).
Les infiltrations de liquide hypotonique : ici les
injections se font plus profondément (dans la graisse) et les quantités
employées sont beaucoup plus importantes. L’effet recherché est une
destruction des adipocytes ("lyse"des cellules graisseuses) par gonflement de ces
cellules avec le liquide injecté jusqu’à rupture de leur paroi par éclatement.
Cette théorie se vérifie en pratique avec de grandes quantités de produit
injectées suivies d’applications d’ultrasons, et de suites d’intervention non
négligeables (hématomes, inflammation locale). Attention, il n’en va pas forcément de même pour toutes les techniques proposées, où
le meilleur peut côtoyer le pire.
Prudence donc, il vaut mieux se fier à un médecin sérieux, et bien se
renseigner.
Les injections de lécitine de soja (phosphatidylcholine,
lipostabyl°) :
ce produit a la propriété d’activer la lipolyse (vidange des cellules) dans les zones injectées. De
plus, il pourrait entraîner une destruction des adipocytes. Les séances
d’injection de produit directement dans les zones de cellulite sont répétées
jusqu’à une dizaine de fois. Les suites ne sont pas anodines : rougeurs,
gonflements, inflammations locales dans les jours qui suivent.
Il s’agit toutefois d’un produit qui n’a pas d’autorisation sanitaire en
France.
Ce sont des ondes sonores de fréquence très aigue,
imperceptibles par nos oreilles. Ils servent, depuis plus de 15 ans, pour
détruire certains calculs dans les reins à travers la peau et les muscles du
corps (avec de très fortes énergies).
Les ultrasons sont administrés par des sondes posées sur la peau en regard des
zones à traiter.
Il y a deux types de machines proposées :
celles destinées à activer la lipolyse (vidange des cellules graisseuses), et donc un amincissement localisé.
celles destinées à détruire vraiment ces cellules (donc, en théorie,
plus efficaces à long terme). Elles sont encore très récentes et coûteuses. Un
peu de recul et une évolution semblent nécessaires.
Ils sont presque toujours associés aux infiltrations hypotoniques pour augmenter l'effet de destruction des cellules graisseuses après l'action du liquide infiltré.
Trois méthodes sont utilisées pour augmenter la température
locale au sein de la cellulite. Cette chaleur activerait le métabolisme du
tissu graisseux, stimulerait la lipolyse et augmenterait le drainage
lymphatique local. L’aspect de la peau serait également amélioré grâce à une
stimulation des fibres de collagène.
- Les infrarouges
C’est un rayonnement de chaleur dont la fréquence peut varier, ce qui en
modifie les propriétés de pénétration dans les tissus et la diffusion.
Le principe est d’activer la lipolyse dans les zones traitées par exposition
aux rayons infrarouges. Il s’agit de chauffer suffisamment la cellulite pour
être efficace, mais sans brûler la peau. L’effet ressenti est bien entendu une
sensation de chaleur locale.
- La radiofréquence
C’est un rayonnement électromagnétique de très haute fréquence un peu
comparable à celui du four micro-ondes. Le principe, là encore, est de
chauffer le tissu graisseux afin d’activer la lipolyse. Il est appliqué sur
les zones à traiter, comme les infrarouges.
Il existe des appareils qui combinent les deux méthodes. D’autres sont couplés
à des stimulations musculaires par électrothérapie, afin de brûler
immédiatement les graisses libérées par les adipocytes pendant la séance. Ces
acides gras libérés servent donc de combustible aux muscles voisins pour leur
contraction. Certains associent une bonne séance d’exercice après la séance
d’infrarouges pour remplacer cette électrothérapie.
D’autres encore y joignent la vacuothérapie (massage palper-rouler
mécanique)..
Ici c'est le laser qui crée la chaleur directement au sein de la cellulite et fait littéralement "fondre" les cellules graisseuses. Une fine sonde laser est introduite sous la peau grâce à un aiguille que l'on dirige dans les endroits à traiter. Le procédé est encore récent et mérite d'être rodé et évalué.
La destruction des adipocytes n'est pas leur "vidange". Elle laisse en place une réaction inflammatoire qui rend quasiment impossible la destruction en une seule fois de grands volumes de graisse. Ses résultats sont aussi durables que ceux d'une lipoaspiration, elle demande pratiquement toujours une répétition de l'acte. Ce sont des méthodes sérieuses, non anodines à confier strictement à des médecins bien formés.
Beaucoup de nouveautés sont apparues ces dernières années.
Quoiqu’il en soit, retenez que le marché de la cellulite est un « gros »
marché. Aussi, les méthodes fleurissent et peuvent être vulgarisées parfois
même avant d’avoir fait leurs preuves.
En général, une méthode qui reste est une méthode qui marche.
Regardez quel est le recul sur les soins que vous envisagez et constatez
l’effet de ces techniques chez les autres avant de vous lancer.
Pour ce qui est récent, il faut vous fier au médecin qui le propose. Un
praticien honnête et sérieux doit se renseigner sur les preuves scientifiques
de l’efficacité des techniques qu’il emploie, et vous en faire part.
Dr JL Morel, Président de
l’Association Française des Médecins Esthéticiens
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