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Faut-il craindre les acides de fruits ?

on . Posté dans Peau

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Utilisés depuis une vingtaine d'années en dermatologie à des concentrations variant entre 3 et 10% pour leur pouvoir exfoliant (pour les peelings, par exemple)  les acides de fruits peuvent, parfois, provoquer des irritations de la peau lorsqu'ils ne sont pas sous contrôle. Chargés de débarrasser l'épiderme des cellules mortes, ils risquent aussi de s'attaquer aux cellules nouvelles.

Directeur de la recherche chez Clarins - Lionel De Benetti confirme:
"L'un des problèmes, c'est le dosage: les acides de fruits dissolvent les liaisons qui relient les cellules les unes aux autres. Si le soin pénètre trop, il risque d'éliminer des cellules qui n'ont pas besoin de l'être. L'irritation vient de ce que l'on s'attaque aux desmosomes, petites liaisons des cellules vivantes. Avec un produit faiblement dosé, utilisé de manière raisonnable, c'est-à-dire une fois, voire deux fois par semaine, il n'y a aucun danger." En greffant une molécule sur l'acide de fruits, la marque Clarins, qui, dans un premier temps, a choisi de "résister" au courant dévastateur des AHA des années 1993-1994, sortant son Bio-Ecolia au début de 1995 seulement, limite donc son action en surface. Il n'y a pas de pénétration, et donc pas de risque.

Dans sa ligne Age Management Series, La Prairie associe son complexe cellulaire exclusif à une concentration exceptionnelle d'AHA associés à un complexe bioréparateur pour réparer, nourrir et dynamiser les peaux matures. Le Fruit Jeunesse d'Yves Saint Laurent, de son côté, mise sur un polysaccharide chargé de maintenir la desquamation en surface et d'induire un renouvellement cellulaire compensateur. Bien choisir un soin aux AHA c'est donc s'assurer qu'il est sous contrôle. Si l'étiquetage ne le précise pas, n'hésitez pas à questionner la vendeuse.