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Lyses graisseuses contre liposuccion

on . Posté dans Maigrir-Perdre du poids

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Bien que cette technique est interdite depuis avril 2011, nous vous faisons un comparatif d'efficacité entre Lyses graisseuses et la liposuccion

Aujourd’hui on entend parler de techniques alternatives à la lipoaspiration pour traiter les problèmes de silhouette. Lipoclasie, liporéduction, lipotomie, lipoadipectomie, hydrolipotomie hypo-osmolaire, lipotrypsie, lipodissolution, etc… de quoi s’y perdre. De quoi s’agit t’il en fait?
Le principe est le même dans tous les cas : détruire une partie des cellules constituant le tissu graisseux dans une zone définie.
Cette destruction (ou « lyse ») de graisse ou de cellulite, entraînera une réduction de volume à l’endroit traité.
Ainsi, on n’aspire pas la graisse ici comme en lipoaspiration, mais on la détruit.



Pourquoi le volume diminue ?

La diminution de volume est due à la nouvelle répartition de la graisse. Pour comprendre, il faut savoir que votre graisse est faite de minuscules cellules remplies de corps gras (triglycérides). On peut les comparer à des poches plastiques remplies d’huile. Les techniques de lipolyses ont pour but de rompre cette poche (la membrane des cellules), libérant l’huile qui va diffuser hors de la zone.
Le volume de la zone traitée diminue par réduction du nombre de cellules graisseuses locales.

schema de la lipolyse

Où va la graisse ?

Les mécanismes enclenchés par ces lyses graisseuses provoquées sont encore peu étudiés, mais on peut penser que l’huile ainsi libérée va dans la circulation générale pour être soit éliminée par combustion de calories, ou par voie métabolique (foie, reins) soit restockée dans d’autres cellules graisseuses (adipocytes) du corps.

Comment détruit on la graisse ?

C’est là que les techniques employées peuvent varier. Les premières méthodes proposées il y a plus d’une dizaine d’année utilisaient des canules pour « traumatiser » les zones de cellulite par mouvement de va et vient successifs, et une sorte d’attendrissement de la graisse.

photo lipotomie femmePlus récemment, une technique de destruction des cellules par infiltration d’un liquide qui va les faire gonfler puis éclater, a été décrite et étudiée par des médecins. Il y a été adjoint notamment l’utilisation d’ultrasons pour favoriser la rupture des membranes cellulaires.


Ensuite sont apparues des variantes, avec en particulier l’emploi de la lécithine de soja qui possède également un pouvoir destructeur sur les membranes cellulaires, mais aussi associations de palper-rouler mécanique, drainages, ondes électromagnétiques, etc.

En pratique, comment cela se déroule ?

lipolyses le déroulementLa technique la plus « standard» aujourd’hui est l’infiltration de la zone à traiter par un « sérum hypotonique », suivie d’application d’ultrasons. L’injection du sérum se fait progressivement dans la cellulite localisée en 15 à 20 minutes. Ensuite, pendant le temps d’action du liquide, un passage de sonde ultrasonique se fait sur la peau, en regard de la zone, pour activer la lyse graisseuse de façon totalement indolore.
Une contention élastique (panty) est préférable pendant les jours qui suivent chaque séance.
Le nombre de séances nécessaires pour obtenir une réduction suffisante de l’épaisseur de cellulite varie entre 2 et 4 en moyenne, pour des résultats pouvant être équivalents à une lipoaspiration. La technique s’adresse à des amas graisseux localisés et modérés, et ne remplace pas un régime pour les problèmes de poids.

Qu’est-ce qui marche vraiment aujourd’hui ?

Tout comme la lipoaspiration, les techniques de lyse graisseuse ne font pas « maigrir » et ne traitent pas les problèmes de surpoids. Elles s’adressent aux défauts de silhouette dus à des excès de cellulite localisée (culotte de cheval, genoux, ventre, hanches, etc…). Il n’y a pas de méthode miracle. Les associations de techniques adaptées à chaque cas semblent être les plus efficaces.

C’est le médecin qui, selon son expérience, ses connaissances et l’estimation de votre cas, évalue le type de sérum hypotonique à employer, et l’utilisation de techniques associées comme la lyse mécanique (micro-canule sans aspiration, palper-rouler) ou chimique (emploi de médicaments locaux), ou autres.

Dr JL Morel, Président de
l’Association Française des Médecins Esthéticiens
www.afme.org