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La chirurgie des paupières

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Le vieillissement des paupières est constaté à partir de la quarantaine et aggravé par l'exposition solaire, la ménopause, le tabagisme. La perte d'élasticité cutanée, associée au relâchement des muscles orbiculaires (assurant l'occlusion des paupières) et des surcharges graisseuses éventuelles (responsables des " poches " des paupières inférieures), conduit à un alourdissement des paupières et imprime au visage un aspect " triste et fatigué ".

 

L'intervention
Les suites opératoires habituelles
Les risques et complications post-opératoires
Les résultats



D'autres aspects du vieillissement des paupières sont : la chute de la paupière supérieure, l'éversion du bord de la paupière inférieure (" œil de cocker ") ou le relâchement frontal (rides et chute des sourcils) .Ces défauts ne sont pas corrigés par les interventions de blépharoplasties, et justifient d'autres gestes chirurgicaux complémentaires. De même, les interventions sur les paupières peuvent être effectuées en complément d'une autre intervention à visée esthétique : lifting cervico-facial, lifting frontal.

L'intervention

Un bilan pré-opératoire, destiné à dépister d'éventuelles contre-indications est nécessaire avec le médecin anesthésiste, voire avec un ophtalmologiste qui pourra dépister d'éventuelles contre-indications.

L'anesthésie peut être :
- de type " anesthésie locale " pure
- de type dit " neuroleptanalgésie ", auquel est associé une anesthésie locale.
- de type dit " anesthésie générale " avec intubation trachéale

Les dessins des incisions sont réalisés par le chirurgien, avant l'anesthésie. Après celle-ci, le chirurgien enlève la peau excédentaire selon ces tracés. Selon les cas, il pourra aussi enlever les petites hernies graisseuses responsables des poches sous les yeux (et parfois dessus). L'art du chirurgien est de juger la bonne quantité de peau à enlever. Ni trop, ni pas assez.
Après avoir vérifié le travail effectué, le chirurgien suture les incisions en redonnant le galbe aux paupières.
Certains chirurgiens utilisent le laser pour inciser au lieu de la lame de bistouri. D'autres utilisent la colle biologique au lieu de sutures, mais ce ne sont que des variantes techniques.

Les suites opératoires habituelles

- Hospitalisation de ½ journée à 2 jours permettant surveillance et réfections de pansements.
- Mise en place de compresses de sérum physiologique glacé, renouvelées pendant 24 à 48 heures (action anti-oedémateuse et apaisante)
- Larmoiement excessif, fréquent
- Difficulté transitoire à fermer les paupières, nécessitant prescription de collyres de larmes artificielles.
- Existence d'un œdème post-opératoire.
- Existence d'ecchymoses post-opératoires évoluant vers la disparition en 15 jours.
- Prévention des infections par utilisation d'un collyre antibiotique.
- Sensation de tension inconfortable dans les zones de suture pendant 2 à 5 jours.
- Premier " mascara " à J10.

Les risques et complications post-opératoires

Complications non exceptionnelles :
- existence de kystes épidermiques sur les paupières supérieures, à l'endroit des sutures
- petits hématomes palpébraux localisés, à évacuer manuellement en période post-opératoire, ne nécessitant pas la plupart du temps de ré intervention.

Complications plus rares :
- sécheresse oculaire (impression d'œil sec) se manifestant surtout la nuit (à dépister avant l'intervention par examen ophtalmologique)
- lésions de la cornée oculaire (érosion), liées au dessèchement (à prévenir par utilisation de larmes artificielles).
- infection post-opératoire (rare grâce à l'utilisation d'antibiotiques).
- ectropion (œil rond) de la paupière inférieure, dû le plus souvent à une résection excessive de la peau. Il nécessite la pratique de massages post-opératoires, et parfois une ré intervention chirurgicale.

Les résultats

Il s'agit d'un rajeunissement du regard qui devient plus "éclairé". L'aspect fatigué s'estompe, les poches disparaissent. Les cicatrices sont quasi-invisibles, même de très près.
Le vécu des ces résultats peut être très variable et dépend :
- d'une bonne analyse initiale du visage, et de la demande de la patiente, située dans son contexte d'âge, de santé et de psychologie.
- de l'information claire, précise, et complète de la part du chirurgien, concernant les corrections espérées, ainsi que les sensations post-opératoires habituelles.
- de la qualité de l'entourage relationnel.

par le Dr Thierry Buisson
chirurgien plasticien

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