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Stop aux varicosités sur les jambes !

on . Posté dans Soins du corps

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Qu'est-ce qu'une varicosité ?
Ont elles toujours le même aspect ?
Comment se forment-elles ?
Quelles sont en résumé les facteurs
déclenchants ou aggravants ?

Les hommes peuvent-ils avoir des varicosités ?
Comment traiter les varicosités ?
N'y a t'il pas d'inconvénient à la micro-sclérose ?

Peut-on améliorer les jambes violacées ou marbrées ?
Faut-il toujours traiter les veines visibles sous la peau ?

Minuscules "cheveux" rouges, bleutés ou violacés, visibles sur la peau, les varicosités ne sont pas une maladie, mais elles constituent souvent la première étape vers la formation de véritables varices.
Appelées à tort "capillaires éclatés", il s'agit en fait d'une simple dilatation des veinules de la peau, dont la tendance évolutive est l'aggravation progressive. Elles traduisent une fragilité de la circulation veineuse de retour.
Aujourd'hui leurs mécanismes de formation sont mieux compris et leurs traitements plus performants.

Qu'est-ce qu'une varicosité ?

La peau, constituée du derme et de l'épiderme, a une épaisseur d'environ 1mm. Dans le derme, chemine de petites veinules, invisibles à l'état naturel car d'un diamètre très fin (inférieur à 0,1mm). Lorsque ces veinules se dilatent au dessus de 0,1mm, elles deviennent visibles à travers la peau et forment ce que l'on appelle des varicosités ou télangiectasies.
Elles traduisent le début d'une mauvaise circulation veineuse, au même titre que des lourdeurs de jambe, des crampes la nuit, des impatiences dans les jambes, des fourmillements, des gonflements au niveau des pieds et des chevilles.
Il ne s'agit donc pas d'une simple disgrâce physique, car négligées, les varicosités s'étendent petit à petit et constituent souvent la partie visible de l'iceberg.
Lorsque les signes de mauvaise circulation veineuse débutent, la prévention est possible à condition de faire l'état des lieux par un bilan médical éventuellement associé à un examen échographique et Doppler.


Les varicosités ont elles toujours le même aspect ?

Elles sont très variables d'un individu à l'autre, par leur siège, leur couleur, ou leur forme.
Elles peuvent siéger à tous les niveaux du membre inférieur, cuisse, jambe ou pied.
De couleur rose pâle, rouge vif ou bleuté en fonction de leur profondeur et de la concentration en oxygène du sang veineux, elles peuvent être de forme variable :
- en éventail ou en étoile, centrées sur une petite veine bleue
d'alimentation.
- en tâche dense, fine, rouge, localisée
- en brindille, courtes, isolées, diffuses
- en larges nappes rouge vif

 

Comment se forment les varicosités ?

Des progrès décisifs ont été fait récemment permettant de mieux comprendre leur mécanisme d'apparition.

Jusqu'à présent, seules les biopsies de peau pouvaient renseigner sur leur fonctionnement. Au congrès national de phlébologie, qui s'est tenu cette année à Paris, le docteur Ph.Blanchemaison a présenté de nouvelles méthodes de visualisation des varicosités. Parmi celles-ci, l'échographie à haute fréquence, examen parfaitement inoffensif et indolore, permet de visualiser les veines d'alimentation responsables des varicosités visibles.

Les varicosités se forment toujours sur un terrain prédisposé (hérédité, hygiène de vie, alimentation, ...).
Le plus souvent, elles sont alimentées par une veine sous-jacente, invisible, qui chemine dans la graisse et qui est elle-même dilatée.
Cette dilatation est la conséquence d'une fragilité de la paroi veineuse qui résiste mal à la pression des stations debout prolongées, des stations assises prolongées, des jambes croisées, ...

Parfois, il peut s'agit d'un traumatisme local, par exemple les varicosités apparaissant après le choc d'une balle de tennis sur la cuisse. Elles peuvent également apparaître dans les suites d'un coup de soleil, ou après des strictions vestimentaires telles des chaussures de ski trop serrées à la cheville.
Nombreuses sont les femmes qui les voient apparaître par poussées lors d'un changement hormonal : puberté, grossesse, ménopause, traitement hormonal mal adapté.
La cellulite est elle-même génératrice de varicosités. Elle entraîne une difficulté de drainage du territoire cutané, favorisant les varicosités disséminées. Il existe enfin des varicosités déclenchées par des scléroses inadéquates ou par un stripping (chirurgie des varices).

Quelles sont en résumé les facteurs déclenchants ou aggravants ?

Des progrès décisifs ont été fait récemment permettant de mieux comprendre leur mécanisme d'apparition.

Jusqu'à présent, seules les biopsies de peau pouvaient renseigner sur leur fonctionnement. Au congrès national de phlébologie, qui s'est tenu cette année à Paris, le docteur Ph.Blanchemaison a présenté de nouvelles méthodes de visualisation des varicosités. Parmi celles-ci, l'échographie à haute fréquence, examen parfaitement inoffensif et indolore, permet de visualiser les veines d'alimentation responsables des varicosités visibles.

Les varicosités se forment toujours sur un terrain prédisposé (hérédité, hygiène de vie, alimentation, ...).
Le plus souvent, elles sont alimentées par une veine sous-jacente, invisible, qui chemine dans la graisse et qui est elle-même dilatée.
Cette dilatation est la conséquence d'une fragilité de la paroi veineuse qui résiste mal à la pression des stations debout prolongées, des stations assises prolongées, des jambes croisées, ...

Parfois, il peut s'agit d'un traumatisme local, par exemple les varicosités apparaissant après le choc d'une balle de tennis sur la cuisse. Elles peuvent également apparaître dans les suites d'un coup de soleil, ou après des strictions vestimentaires telles des chaussures de ski trop serrées à la cheville.
Nombreuses sont les femmes qui les voient apparaître par poussées lors d'un changement hormonal : puberté, grossesse, ménopause, traitement hormonal mal adapté.
La cellulite est elle-même génératrice de varicosités. Elle entraîne une difficulté de drainage du territoire cutané, favorisant les varicosités disséminées. Il existe enfin des varicosités déclenchées par des scléroses inadéquates ou par un stripping (chirurgie des varices).

Les hommes peuvent-ils avoir des varicosités ?

Dans tous les cas, les varicosités sont liées à une fragilité de la circulation veineuse de retour, qui entraîne une dilatation des veines. Le sang a tendance à mal retourner vers le coeur, à stagner au niveau des jambes, favorisant les lourdeurs, ou bien l'engorgement, ou bien la dilatation des veinules de la peau.
Plus fréquentes chez les femmes, l'évolution se fait par poussées, rythmée par les changements hormonaux; c'est à la grossesse ou à la ménopause que la plupart des femmes voient leurs jambes se dégrader.
De nombreux facteurs aggravants sont mis en cause : le tabac, les coups de soleil, les stations debout professionnelles, les compressions vestimentaires, les traumatismes directs, et certains traitements médicamenteux prolongés comme la cortisone.

Comment traiter les varicosités ?

Les hommes sont touchés également mais beaucoup moins; on considère que seul un homme pour cinq femmes consulte pour ce motif.

Les problèmes de circulation veineuse, de même que la cellulite, sont sensibles aux taux d'hormones sanguines : les oestrogènes et la progestérone. Mais à l'inverse l'hormone masculine, la testostérone, peut être responsable de calvitie, dont heureusement les femmes sont protégées. A chacun ses soucis !
D'autre part, les hommes consultent souvent pour des problèmes veineux à un stade plus évolué : varices, eczéma variqueux, paraphlébite, ulcère de jambe. Le motif esthétique est moins fréquent chez eux, les varicosités étant masquées par le système pileux et les pantalons.
Ce qui fait tout l'intérêt de la plainte esthétique chez les femmes, c'est la possibilité d'un dépistage précoce de l'insuffisance veineuse et la mise en place des mesures de prévention pour éviter l'aggravation.

N'y a t'il pas d'inconvénient à la microsclérose ?

Les varicosités en elle-même ne donnent pas de complications. Ce qui est important, c'est de vérifier l'état de la circulation veineuse sous-jacente. S'il n'y a pas de plainte esthétique, on peut choisir de les conserver, à condition d'appliquer les mesures préventives s'il existe une atteinte sous-jacente.
En revanche, si on veut s'en débarrasser, de nombreuses méthodes ont été testées : la microsclérose qui reste le traitement le plus efficace, le laser, l'électrocoagulation, les dermabrasions, l'ozonothérapie, la cryothérapie, les microphlébectomies.

Le laser continu, proposé il y a une quinzaine d'années, est aujourd'hui abandonné en raison du risque de pigmentation. Très récemment, sont apparus de nouveaux lasers. Les lasers  ont une efficacité remarquable sur les angiomes plans (tache couleur lie de vin siégeant sur le visage, le tronc ou les membres) et les autres taches rouges vasculaires. Les résultats sont moins concluants en ce qui concerne les varicosités. La raison en est que le laser traite ce qui est rouge sur la peau à condition que le diamètre du vaisseau soit inférieur à 0,1mm et qu'il siège dans le derme superficiel. Or, les varicosités ont un diamètre compris entre 0,1 et 0,4mm, et siègent dans le derme moyen et profond, donc moins accessible au laser. De plus, le laser ne peut traiter les veines d'alimentation, plus grosses.

L'électrocoagulation n'a d'indication que pour les vaisseaux du visage, c'est à dire la couperose. Au niveau du visage, on se trouve au dessus du coeur, la pression est donc inférieure, ce qui élimine l'existence de veines d'alimentation et rend le traitement plus facile.
Les dermabrasions et les cryothérapies sont surtout intéressantes pour les lésions épidermiques mais agissent peu au niveau du derme.
La sclérothérapie demeure le traitement de base des varicosités, parfois associée aux microphlébectomies.
On injecte dans ces miniveinules un liquide sclérosant très doux. Le geste est pratiquement indolore mais doit être répété deux à trois fois, avec des doses progressivement croissantes.

Les résultats sont excellents dans 70% des cas; moyens dans 25% des cas : les capillaires palissent mais ne disparaissent pas tout à fait. Il faut savoir que la plupart du temps, les varicosités réapparaissent un an ou deux ans plus tard, ce qui oblige, à faire des séances d'entretien.

Peut-on améliorer les jambes violacées ou marbrées ?

Il y a des inconvénients, mais ils sont évitables par une bonne technique. La sclérose est un traitement palliatif, qui efface les veines visibles sur la jambe, mais qui ne traite pas la cause.

Il y a trois principes à respecter :

1 - le premier est d'agir globalement sur l'ensemble du système veineux pour renforcer la paroi des veines, éviter les facteurs d'aggravation, et limiter ainsi le risque de récidive.

2 - le second principe est de toujours traiter les veines d'alimentation avant de piquer directement dans les varicosités. Si la veine d'alimentation se trouve en haut de la cuisse, et que l'on pique directement dans les varicosités du mollet ou du genou, on risque de voir une extension des varicosités qui s'étalent à côté du point de piqûre initial.
Parfois ces veines d'alimentation sont visibles directement à l'oeil nu, ou peuvent être palpées, mais le plus souvent le médecin doit s'aider de l'appareil d'échographie ou du Doppler pour les dépister. Parmi les progrès de ces dernières années en phlébologie, la sclérose guidée par l'échographie est un atout majeur, de même que l'utilisation d'appareil d'échographie à haute fréquence (20mHz).

3 - le troisième principe est de ne pas confondre sclérose et thrombose. Sclérose veut dire qu'on injecte un produit dans la veine pour réduire son diamètre, pour la fibroser, ce qui la rendra invisible. Si le produit est d'emblée trop fortement dosé, ce ne sera plus une sclérose, mais une thrombose c'est à dire la formation d'un tout petit caillot de sang dans les veinules qui sera ensuite responsable d'une petite pigmentation brune visible sur la peau et fera apparaître d'autres varicosités à côté. Il faut donc respecter le principe des doses croissantes, en commençant avec des scléroses douces, puis en fonction des résultats, lors des séances suivantes, monter progressivement les doses jusqu'à disparition de la veine en douceur, sans thrombose ni réaction inflammatoire.

En pratique, il ne faut pas injecter une trop grande quantité en une seule piqûre mais rechercher un blanchiment de la varicosité sur une surface maximum équivalente à une pièce de 5 francs.
En dehors de ces malfaçons techniques, des incidents peuvent arriver, telle l'injection du produit en dehors de la veine, ce qui est exceptionnel entre des mains expérimentées.
L'espace entre deux séances de sclérose peut aller de une semaine à un mois, en évitant le traitement juste avant l'exposition au soleil.
Les résultats obtenus dépendent de l'ancienneté des varicosités. Lorsqu'elles ont moins de un an, il est possible d'obtenir une éradication complète en deux ou trois séances.
Les résultats dépendent aussi de l'étendue et de la topographie, les moins bons résultats étant observés avec les varicosités de la face interne des genoux et des pieds, qui parfois palissent fortement sans complètement disparaître.

Faut-il toujours traiter les veines visibles sous la peau ?

Là aussi, il s'agit d'un trouble de la circulation, touchant plus particulièrement la microcirculation. On appelle cela un livedo. Favorisé par un mauvais retour du sang vers le coeur, elles sont également liés à un mauvais fonctionnement au niveau des capillaires. Certains traitements sont efficaces, mais il faut choisir ceux qui sont dépourvus d'effets secondaires, compte-tenu de la bénignité de ces symptomes. Il faut toujours associer un traitement de fond visant à renforcer les parois des vaisseaux et à diminuer les facteurs de pression (sédentarité, position debout prolongée, jambes croisées, compression vestimentaire, prise de poids, ...).

Les veines peuvent être visibles sous la peau tout en étant parfaitement normales. Elles seront d'autant plus visibles que la peau est claire et fine. Seules sont considérées comme pathologiques les veines dans lesquelles le sang circule à contre-courant ou les varices. Une veine bleue visible sous la peau est différente d'une varicosité. Si elle est simplement dilatée mais rectiligne, non tortueuse, et surtout si le sang à l'intérieur circule dans le bon sens, elle n'est pas considérée comme pathologique. Tout au plus, cette dilatation peut-elle être le début d'une insuffisance veineuse. Dans ce cas, un examen clinique associé à un éventuel examen échographique et Doppler permettra de dépister un terrain pré-variqueux, et de mettre en place les mesures de prévention (postures, alimentation, musculation des jambes, équilibre hormonal, poids, contention).

REFERENCES :
Dr Ph.Blanchemaison et Ph. Gorny
Le guide des veines
Edition Denoel